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Une petite touche du Zimbabwe à Beaconsfield

Raffy Boudjikanian par Raffy Boudjikanian
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Article mis en ligne le 8 août 2008 à 15:13
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Une petite touche du Zimbabwe à Beaconsfield
Une petite touche du Zimbabwe à Beaconsfield
Raffy Boudjikanian
raffy.boudjikanian@transcontinental.ca
Le pays du Zimbabwe traverse encore une nouvelle crise politique. Malgré ces perturbations, les artistes continuent à exprimer leur espoir et à célébrer la beauté par l’art. Pour la quatrième année consécutive, Beaconsfield a présenté l’exposition des sculptures Shona d’Afrique jusqu’à dimanche dernier, sous les arbres du magnifique site du Parc Centennial, au bord de l’eau.

Cette année, 150 sculptures provenant de 35 artistes originaires du Zimbabwe ont été exposées et à vendre au Parc Centennial.

Lundi, la Ville a convié un peu tout le monde au dévoilement officiel d’une sculpture offerte par ZimArt, afin de souligner cet unique partenariat.

La sculpture Shona offerte est intitulée Sisterhood et est une œuvre de l’artiste Tafunga Bonjisi. Elle a été installée en permanence, ce qui représente une première pour l’art public à Beaconsfield.

L’artiste-sculpteur originaire du Zimbabwe, Arthur Manyengedzo a sourit lorsqu’il a dévoilé la sculpture de son camarade et ancien voisin.

«Je vais certainement lui dire tout ce qui s’est passé aujourd’hui, a-t-il dit. J’espère qu’il en sera autant impressionné que moi!»

«Le message africain de cette œuvre, en tout cas pour moi, est dans le titre: Sisterhood. Parce que dans la culture du Zimbabwe, être une soeur n’est pas seulement relié au sang. Les femmes deviennent des sœurs entre elles lorsque la confiance a été établie», a expliqué Fran Fearnley, de ZimArt, lorsqu’elle se préparait à dévoilée la sculpture aux personnes présentes devant elle.

Le maire de Beaconsfield Bob Benedetti qui était présent lors de cette cérémonie a réalisé l’impossible lorsqu’il a décrit des courbes de la sculpture qui rappellent vaguement une silhouette féminine de même qu'une note musicale à l'envers.

«On dirait que la sculpture dit quelque chose de tous les angles», a-t-il fait remarquer, en disant que les personnes arrivant de la rue City Lane la verront d’une façon, tandis que ceux la voyant du boulevard Beaconsfield, d’une autre.

Il y a aussi ceux qui seront à l’intérieur de la bibliothèque, qui auront une vue complètement différente de Sisterhood.

Fran Fearnley a confié qu’elle s’envolait pour le Zimbabwe à chaque année pour jeter un coup d’œil aux œuvres-d’art qui sont produites là-bas pour sa galerie. Sa passion pour l’art Shona peut facilement se voir lorsqu’elle touche la surface de l’une de ces sculptures avec ses mains.

La partie du haut de l’œuvre, une demie-sphère n’a pas été taillée et est donc plus rugueuse comparativement à la partie centrale, qui a été finie au point d’avoir une sensation semblable au marbre.

Les sculptures Shona, faites de dérivés de roches volcaniques uniques au Zimbabwe parmi tous les pays africains, sont nommées à partir du nom de la plus grande tribu impliquée dans le sculptage de la pièce.

Le maire Benedetti a dit qu’il espérait que Sisterhood soit la première de plusieurs œuvres-d’art affichées publiquement à Beaconsfield.



(Traduit par Mikael Blais)
La sculpture Sisterhood est la première forme d’art affichée publiquement de façon permanente à Beaconsfield. (Photo: Jacques Pharand)

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