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La fondation Mira recherche des familles d’accueil

Marie-Claude Simard par Marie-Claude Simard
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Article mis en ligne le 15 août 2008 à 13:12
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La fondation Mira recherche des familles d’accueil
Avec son quatrième chien Mira, Kodiak, Caroline Johnson parcourt les allées du Bureau en Gros à Pointe-Claire. (Photo: Jacques Pharand)
La fondation Mira recherche des familles d’accueil
Avec une nouvelle pouponnière lui permettant de produire plus de 500 chiens par année, la fondation Mira a un besoin urgent de familles volontaires pour adopter temporairement les futurs chiens-guides.
Les demandes de plus en plus nombreuses pour les chiens-guides pour aveugles, les chiens d’assistance et les chiens au programme de recherche sur l’effet du chien dans la vie des enfants qui présentent des troubles envahissants du développement, dont l’autisme, ont poussé la fondation Mira a produire plus de bêtes qu’avant. C’est pourquoi elle fait appel à la population afin de recruter des familles d'accueil qui participeront à la formation de ces animaux indispensables.

La mission d'une famille d'accueil est de socialiser le chiot afin de le préparer à son entraînement de chien-guide ou de chien d'assistance. Le chiot séjourne dans sa nouvelle famille de l'âge de deux mois jusqu'à l'âge d'un an environ. Par la suite, il sera appelé à revenir à la fondation.

«On place les chiots pour les socialiser, pour banaliser tous les endroits publics », explique Sylvie Baillargeon, coordonnatrice aux familles d’accueil. La socialisation consiste à élever le chiot de manière à ce qu'il ait un bon comportement dans la maison et à l'exposer de façon régulière à divers environnements (principalement urbains et sociaux) dans lesquels il sera appelé à travailler.

En effet, avec leur foulard rouge distinctif ces bêtes peuvent entrer n’importe où, à l’épicerie, dans le train, chez le coiffeur et ailleurs. «Les propriétaires de chien se plaignent qu’ils ne peuvent emmener leur chien où que ce soit, mais ce n’est pas le cas avec le chien Mira. Dès qu’on se lève, il nous suit partout», ajoute Sylvie Baillargeon.

Les Bergers bernois, Labrador et Labernois, avec leurs prédispositions génétiques pour le bon caractère et intelligence, sont des bêtes attachantes et deviennent rapidement des membres à part entière de la famille. Le hic, c’est qu’il faut le retourner au bout d’un an.

«Il faut toujours garder en tête qu’on fait cela pour aider quelqu’un, pour que cette personne puisse devenir plus autonome grâce au travail d’un chien-guide», explique la coordinatrice en charge de 300 familles.

Caroline Johnson de Kirkland, qui accueille des chiens dans sa famille depuis 2001, connaît la douleur de remettre le toutou familial à la fondation. «Je ne vous cacherai pas que c’est très difficile, confie la mère de deux garçons. Mais lorsqu’on rencontre le non-voyant qui adopte le chien, et qu’il nous remercie du fond du cœur d’avoir contribué de façon si importante, ça vaut vraiment la peine!»

Il est très important, avant de faire une demande pour être une famille d'accueil, de savoir que le chiot ne doit pas être laissé seul plus de quatre heures par jour. La fondation défraie tous les coûts de vétérinaire et de nourriture. Les familles n’ont pas besoin d’avoir des connaissances particulières dans l’élevage de chien pour accueillir une bête.

Pour de plus amples renseignements, contacter La Fondation Mira au (450) 795-3725, poste 264 ou www.mira.ca .

(Photo: Jacques Pharand)

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