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Le vélo de montagne de plus en plus populaire

Philippe Boisvert par Philippe Boisvert
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Article mis en ligne le 12 septembre 2008 à 16:58
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Le vélo de montagne de plus en plus populaire
Les spectateurs présents à la Coupe du monde de vélo de montagne de Bromont en ont eu plein la vue lors de l’épreuve de descente alors que les compétiteurs devaient affronter un difficile et spectaculaire parcours. (Photo: Mikael Blais)
Le vélo de montagne de plus en plus populaire
Les amateurs de sensations fortes sont toujours à la recherche de nouvelles poussées d’adrénaline. Plusieurs d’entre eux se sont tournés au cours des dernières du côté du vélo de montagne.
S’il est difficile de chiffrer son nombre d’adeptes, il est toutefois assez facile de dire que le vélo de montagne a une popularité qui est grandissante, non seulement parce qu’il est de plus en plus accessible monétairement, mais aussi parce qu’il gagne en visibilité.

C’est ce qu’on a du moins pu remarquer lors de la dernière fin de semaine du mois de juillet et lors de la première du mois d’août à l’occasion des étapes de la Coupe du monde de vélo de montagne disputées à Sainte-Anne et à Bromont, dans les Cantons de l’Est.

Si Sainte-Anne accueille depuis longtemps une des étapes du circuit UCI, à Bromont, c’était une première depuis 1999. Les amateurs et les curieux ont toutefois très bien répondu à l’invitation.

«Je trouve cela vraiment formidable, ils descendent à toute allure, je ne sais pas comment ils font. C’est vraiment dangereux de descendre la montagne comme ça, c’est ce qui fait que c’est si spectaculaire, je crois. Je m’étais ennuyé toutes ces années de l’absence de la Coupe du monde», expliquait Sébastien, lors de la finale de descente à Bromont.

Parlant des épreuves, l’Union cycliste internationale en offre trois : la descente où les cyclistes doivent franchir le parcours le plus vite possible contre-la-montre avec leurs vélos à double suspension, le cross-country où les athlètes doivent non seulement descendre, mais aussi grimper des côtes, et finalement le Four-Cross, une nouvelle discipline où quatre cyclistes s’élancent en même temps sur un parcours s’inspirant des courses de motocross.

L’organisateur de la Coupe du monde Nissan de vélo de montagne de Bromont, Richard Deslandes n’était pas surpris du nombre de spectateurs qui a été d’environ 10 000 au cours des trois jours de compétition.

«Vous savez, le vélo de montagne est de plus en plus populaire et même s’il a mouillé comme cela ne se peut pas tout au long du week-end, les gens étaient quand même là. Cela faisait neuf ans que nous n’avions pas présenté quelque chose d’aussi gros et je crois que ça aidera à la popularité du sport», avait-il dit.

La coqueluche québécoise du vélo de montagne, Marie-Hélène Prémont y est aussi pour quelque chose. Même si elle n’a pu terminer la course à Pékin aux Jeux olympiques, elle demeure la favorite des amateurs et la numéro un mondiale.
Où en faire ?
Ceux qui veulent essayer une première fois le vélo de montagne doivent bien entendu s’informer à quel endroit ils peuvent en faire, tout dépendant s’il s’agit de descente ou de cross-country. Quelques pistes sont assez facilement accessibles en provenance de l’Ouest-de-l’Île en auto.
Au Québec, plusieurs endroits sont accessibles pour le cross-country, notamment en région. À Montréal, le parc du Mont-Royal offre des sentiers fort attrayants, mais il est interdit de les utiliser à vélo. Habituellement le cross-country ou les sentiers (s’il est géré par une entreprise) coûtent en moyenne entre 10 et 15$.

Même si la saison de descente achève, les amateurs de sensation forte peuvent en faire à Sainte-Anne (5 pistes, 36$), Bromont (14 pistes, 37$), ou encore au Mont Blanc (8 pistes,33$) dans les Laurentides depuis maintenant trois ans.

«Ce qui m’attire dans ce sport c’est vraiment toute l’adrénaline qu’on peut avoir. C’est tellement stimulant d’éviter les roches, les arbres, de sauter par-dessus quelque chose, ce n’est pas croyable. Quand j’ai une bonne journée ou une bonne descente, je n’échangerais cela contre rien au monde!», a indiqué un Montréalais, de passage dernièrement au Mont Blanc.

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