Annonces gratuites | Enchères en ligne | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Cités Nouvelles
Concours Classique Golf Centre
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Le jour où j'ai débarqué de l'Église catholique

Marie-Hélène Verville par Marie-Hélène Verville
Voir tous les articles de Marie-Hélène Verville
Article mis en ligne le 19 septembre 2008 à 15:26
Lisez les 4 commentaires à propos de cet article / Réagissez à cet article
Le jour où j'ai débarqué de l'Église catholique
Je peux bien vous en parler de cette journée-là, parce que c'était vendredi passé. J'écoutais la radio, la nouvelle m'a fait l'effet d'une bombe: le cardinal Jean-Claude Turcotte envoie balader l'Ordre du Canada parce qu'un officier «peu recommandable» y a été admis: le docteur Henry Morgentaler.
Je vais vous conter une histoire. C'est la mienne, celle d'une jeune mère qui décide de faire baptiser sa fille, après avoir longtemps tergiversé. Je ne suis pourtant pas mariée et je vis joyeusement «dans le péché» avec mon homme.

Pourquoi alors baptiser la petite?

Pour l'histoire de Jésus qu'on me contait petite, celui qui prêchait le pardon, la tolérance, l'amour. Et d'un point de vue pratique, je n'ai pas eu envie que Noël soit uniquement la fête du Père Noel et des cadeaux. Nos fêtes sont encore très judéo-chrétiennes et il est difficile de bâtir un système de valeur à côté, alors qu'il y en a déjà un tout prêt à la consommation. Oui, c'était plus facile comme ça, je l'avoue. Et puis, il y a cette histoire de paradis. Petite, c'était très important pour moi que mon grand-père y soit.

La cérémonie a été animée par le curé de la paroisse, un homme sympathique et pas trop porté sur les sermons.
S'il faut choisir sa tranchée…

Le 11 septembre dernier, le cardinal Jean-Claude Turcotte a déclaré publiquement: «J’avoue avoir espéré que, devant les nombreuses protestations, le Conseil consultatif de

l’Ordre du Canada réviserait sa position (concernant la médaille de Morgentaler). Comme jusqu’à maintenant ce n’est pas le cas, et que mon silence pourrait être mal interprété, je me sens obligé en conscience de réaffirmer mes convictions face au respect de la vie, de la conception jusqu’à la mort».

Le «monseigneur» (ce titre flagornant est-il écrit sur sa carte d'affaires?) de Montréal a donc creusé une tranchée et forcé les autres à creuser la leur. Car en voulant ouvrir débat sur l'avortement, en rejetant en bloc l'apport important du docteur Morgentaler à notre société dite égalitaire, le cardinal a du même coup claqué la porte au nez des catholiques modérés dont je faisais partie.

Son examen de conscience a forcé le mien. Puis-je me réclamer d'une institution qui est non seulement responsable de guerres, de massacres, de censures et tutti quanti, mais qui brime le droit des femmes encore aujourd'hui?

Je croyais que plusieurs points de vue pouvaient coexister dans l'Église. Comme dans le club très select des officiers de l'Ordre du Canada. Devant ma radio vendredi, entre les commentaires lamentables du cardinal sur un prêtre pédophile et la remise de son titre, j'ai pris conscience que non.

Je choisis ma tranchée. En tant que femme, en tant que mère, en tant qu'humain. Les femmes, toutes les femmes, ont droit à un avortement sécuritaire. Je ferai mien le slogan de la clinique du docteur Henry Morgentaler «Every Mother, a willing Mother, Every Child, a Wanted Child.»

Comment avez-vous réagi en entendant cette nouvelle? J’ai posé la question cette semaine lors de notre vox pop hebdomadaire. Les réactions sont intéressantes et variées. À lire à la page 14.

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Emilie Andréoulis

Commentaire mis en ligne le 22 septembre 2008
Le Vatican s'est approprié le message de Jésus qui, comme celui de tous les messagers, était un message d'amour...mais pour dominer les croyants, il a bien fallu instaurer la peur...la peur de la punition pour avoir péché !! Personne ne remet cela en question, après 2000 ans ( moins 325 concile de Nicée) et Jésus est certifié crédible ! S'il revenait aujourd'hui, ces prétendus bons chrétiens le crucifieraient à nouveau !
Il n'y a qu'à voir comment on traite les Prophètes vivants à Montréal comme en France !

Christophe FreeMan

Commentaire mis en ligne le 20 septembre 2008
A la fin de mon message, j'avais écrit cette citation mais, pour une raison que j'ignore, elle n'apparait pas :

"je veux la miséricorde et non le sacrifice" :
Jésus Christ

Christophe FreeMan

Commentaire mis en ligne le 20 septembre 2008
Bonjour à tous,

Le Christ et Saint Paul nous exhortent à renoncer à
la passion du jugement et de la justice : à renoncer
à purger les rivalités mimétiques qui nous ravagent
sur le dos d'un bouc émissaire.

Le Cardinal ne fait que son devoir : il rappelle qu'on
ne peut pas se prétendre catholique et faire l'apologie
d'un sacrifice sanglant ou non sanglant : c'est totalement contradictoire.

Chère Marie Hélène, tu te trompes !

Tu crois imiter le désir de Dieu - la charité - alors que tu imites, inconsciemment, les désirs de la foule.

Ton témoignage prouve à quel point le Christ a raison : les humains se méconnaissent comme persécuteurs.

Les humains ( même lorsqu'ils connaissent cette vérité
anthropologique ) ont toujours de "bonnes raisons" de
sacrifier leur prochain, même si, dans ce domaine,
leurs certitudes sont plus fragiles que celles de
leurs ancêtres.

Seule la prière individuelle et intérieure,
dans le Christ, nous Apprend A Aimer Dieu
et notre prochain.

QUI est la vraie victime dans le choix d'avorter
ou de ne pas avorter : l'enfant ou l'hédonisme de
ses parents ?

QUI regrette de ne pas avoir été avorté ?

QUI militera pour l'avortement, dans quelques siècles ?

> :
Jésus Christ.

Amicalement, in Christo.

A Monette

Commentaire mis en ligne le 19 septembre 2008
Au cas où vous ne le saviez pas, l'avortement ou IVG est bel et bien un problème sérieux dans notre société ; 30 000 cas ou ''meurtres'' par an, ce n'est pas rien.

En ce qui concerne le droit ou les droits, il faut réaffirmer avec force et vigueur que ce sont les droits des plus faibles qui comptent au final.

Oui, sans aucun doute, les bébés meurtris sont beaucoup plus faibles que les pôvres femmes, ils sont même beaucoup plus faibles que tous les autres enfants et êtres humains.

C'est terriblement humaniste que de devoir soutenir publiquement un telle position, la seule qui se valle sur le plan philosophique, puisqu'il y a un énorme fossé entre la vie et la mort, ou entre la médecine et l'eugénisme.

En tant que chrétienne ou ex-chrétienne, votre position est foncièrement incohérente, d'abord parce que l'Église et son magistère est elle-même une figure de Mère, et l'Église ne peut pas avorter ses propres enfants, pas plus d'ailleurs que la Bienheureuse Vierge Marie, elle-aussi Mère et Épouse, ne peut rejeter de côté son bel enfant Jésus.

Enfin, le problème moderne de l'avortement recèle une difficulté au niveau de la manière de concevoir la propriété. D`après le droit classique, la vie est un don, et l'enfant n'est pas une ''propriété'' privée, comme si celui-ci était en réalité un bail, un contrat signé commercialement, pouvant être rompu à n'importe quel moment.

Il faut donc s'opposer ensuite à l'infanticide, puisque l'infanticide n'est rien d'autre qu'une forme ''tardive'' de l'avortement.



Warning: mysql_num_rows(): supplied argument is not a valid MySQL result resource in /data/www/vhosts/leshebdos.com/httpdocs/box/question_voisins.php on line 22

Warning: mysql_num_rows(): supplied argument is not a valid MySQL result resource in /data/www/vhosts/leshebdos.com/httpdocs/box/question_voisins.php on line 28