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Licenciements en vue chez Merck Frosst

La filiale canadienne du groupe pharmaceutique américain Merck & Co devrait connaître le nombre de suppressions d’emploi la concernant d’ici la fin de l’année.

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Article mis en ligne le 23 octobre 2008 à 17:00
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Licenciements en vue chez Merck Frosst
Photo Merck Frosst
Licenciements en vue chez Merck Frosst
La filiale canadienne du groupe pharmaceutique américain Merck & Co devrait connaître le nombre de suppressions d’emploi la concernant d’ici la fin de l’année.
Suite à l’annonce, faite le mercredi 15 octobre par la maison-mère, de licencier 7200 personnes à travers le monde, le siège social canadien, situé à Kirkland se trouve dans l’expectative. « Nous ne savons pas combien de coupures il va y avoir cette année, mais nous sommes certains qu’il va y en avoir chez Merck Frosst », avoue Vincent Lamoureux, porte-parole de l’entreprise au Canada, qui emploi au total 1311 personnes, dont 711 à Kirkland.

Une mauvais nouvelle ne venant jamais seule, le groupe pharmaceutique a également annoncé la fermeture de trois de ses sept centres de recherche – celui de Seattle, aux Etats-Unis, ceux d’Italie et du Japon. Subsisteront ceux de Kirkland au Canada et de Rahway, West Point, et Boston aux Etats-Unis. La bonne nouvelle toutefois, car bonne nouvelle il y a, le centre de recherche de Kirkland, qui compte 268 chercheurs, s’est vue confiée un nouveau mandat : toute la recherche sur les maladies infectieuses lui est dévolue. En conséquence de quoi, « on parle d’une croissance de 10% du personnel du centre de recherche, mais cela ne se fera pas du jour au lendemain », consent M. Lamoureux.

La vague de licenciements chez Merck, qui a commencé en juin dernier avec la perte de 60 postes à Kirkland, s’explique par la stratégie du groupe visant à limiter la structure de coûts. « Beaucoup de brevets arrivent, ou sont arrivés, à terme. A cela s’ajoute un problème de productivité en terme de recherche, car moins de nouveaux produits sont développés, en raison du manque d’empressement de la part des gouvernements à les rembourser aux patients », explique Vincent Lamoureux.

Le Québec s’est, lui, engagé à rembourser un médicament durant 15 ans, même si entre temps un générique aura vu le jour. « Nous apprécions cette politique, mais, dans les faits, elle nous donne seulement 5 ans de plus que dans les autres pays. Même si, en général, le brevet vaut pour 20 ans, il passe encore plusieurs années en laboratoire après son dépôt. La vraie exclusivité sur le marché dure entre huit et dix ans », tient à préciser M. Lamoureux.

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