Photo: courtoisie
Loops: du métro à la scène
Lieu de transition fourmillant où les gens vont, viennent, passent et repassent indéfiniment, le métro a été le point de départ de la dernière création du chorégraphe Ismaël Mouaraki de la compagnie Destins Croisés.
Une fresque vivante aux multiples inspirations, la danse urbaine dans sa plus libre expression!
Loops a été entièrement montée dans le métro, un endroit où il y a chaque jour différentes histoires à raconter. L’idée de danser dans le métro rapproche du quotidien des gens et confère un cadre très réaliste à la chorégraphie. Ça montre concrètement ce qu’est la danse de rue, une danse urbaine qui a quelque chose à dire et que le public reçoit à sa façon», indique Ismaël Mouaraki, qui travaille activement à faire voir autrement cet art émergeant.
Casser le moule
«Les rapports qu’entretiennent la danse urbaine sont sensiblement les mêmes qu’en danse contemporaine, mais transposés différemment. Or, mon objectif est d’amener une redéfinition de ces deux disciplines, en montrant à quel point elles sont d’une grande complémentarité», explique Ismaël, qui tient à saluer l’ouverture et la curiosité du public montréalais. «La danse de rue vient brasser les habitudes, briser les règles et déconstruire les hiérarchies. Je suis toujours enchanté de voir que les gens prennent le risque de la découvrir, car en amenant leur propre définition, ils vont véritablement contribuer à redéfinir ce qu’est la danse urbaine», estime le chorégraphe et fondateur de la compagnie Destins Croisés, qui évolue dans le milieu de la danse depuis l’âge de 12 ans.
Un témoignage corporel
«La danse est un moyen d’être quelqu’un, de s’exprimer à travers son corps et d’aller à la rencontre du monde. C’est un grand partage, une communion, car l’esprit du cercle est un élément fondamental de la danse urbaine. Chaque danseur retransmet son vécu et son parcours personnel, à travers un témoignage corporel qui interroge le public et l’invite à communiquer ses émotions et ses réactions. Vous voulez savoir pourquoi je danse? Regardez-moi danser et vous comprendrez!», conclut Ismaël Mouaraki, qui transposera l’intégral de la pièce Loops sur scène en compagnie de six autres interprètes.
La Rencontre côté scène Loops sera présentée à la Salle Pauline-Julien le mardi 4 novembre prochain, à 19h30. Un entretien avec le chorégraphe et les interprètes suivra la représentation. Entrée libre. Infos: 514 626-1616