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Ryan Kavanagh se lance à l’attaque

Lorsqu’on est défenseur au hockey, la transition d’un niveau de jeu à un autre peut s’avérer périlleuse, encore plus si notre style est de se porter constamment à l’attaque.

Philippe Boisvert par Philippe Boisvert
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Article mis en ligne le 29 octobre 2008 à 10:02
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Ryan Kavanagh se lance à l’attaque
Ryan Kavanagh connaît un début de saison redoutable avec l’Océanic de Rimouski.
Ryan Kavanagh se lance à l’attaque
Lorsqu’on est défenseur au hockey, la transition d’un niveau de jeu à un autre peut s’avérer périlleuse, encore plus si notre style est de se porter constamment à l’attaque.
Ryan Kavanagh de Kirkland a 17 ans et n’en est qu’à ses premiers coups de patin dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, mais il est probablement l’exception à cette règle.

Le petit mais trapu arrière de 5pi 7po et 183lb connaît un début de saison redoutable avec l’Océanic de Rimouski avec une impressionnante récolte de 8 points en 13 rencontres. Ce qui est loin d’être mauvais pour un défenseur, et encore moins pour une recrue. Il est deuxième du circuit avec les autres de sa catégorie.

«C’est sûr qu’au début, je me sentais un peu perdu à cause de la vitesse du jeu. Tout était beaucoup plus rapide. Mais maintenant, je m’y suis habitué et je ne suis pas étonné d’amasser des points comme cela, car ça a toujours été ma marque de commerce», indique Kavanagh.

Il n’a pas tort de dire qu’il s’implique offensivement, car on n’a qu’à regarder ses statistiques de l’année dernière avec les Lions du Lac Saint-Louis au midget AAA alors qu’il a affiché un rendement supérieur à un point par match avec 43 en 40 parties.

«Je joue sur une séquence régulière à 5 contre 5 et j’ai aussi du temps de glace en avantage numérique, explique-t-il. Je forme une paire de défenseurs avec (Gleason) Fournier. Il a lui aussi 17 ans, mais en est à sa deuxième saison.»
La Coupe Mémorial à Rimouski
Avec l’Océanic, il se retrouve dans une position idéale et très enviable, car l’équipe est celle qui accueillera le grand événement qu’est la Coupe Mémorial au printemps prochain. La Coupe Mémorial, c’est l’emblème du hockey junior canadien.

C’est pourquoi des centaines de hockeyeurs de 16 à 20 ans travaillent avec acharnement match après match. Et les joueurs de l’Océanic sont déjà assurés d’y être avec les trois autres meilleurs clubs au pays, car ils sont les hôtes.
«Je crois que je ne me trompe pas en disant que c’est une sensation incroyable de savoir que ça s’en vient, de dire Kavanagh, fébrile. Toute la ville est excitée, il y a des affiches partout, tout le monde en parle. Honnêtement, j’adore mon expérience, on fait partie de ces gens, de la ville. Ils sont toujours 5000 pour venir nous voir jouer, c’est stupéfiant.»

Il ne faut pas non plus oublier que la ville de Rimouski a une histoire très glorieuse au hockey junior avec la conquête de la Coupe Mémorial en 2000 avec Vincent Lecavalier et en étant finaliste en 2005 avec Sidney Crosby dans ses rangs. En plus de tout ça, les Rimouskois sont des vrais, du hockey, ils en mangent. Ce n’est donc pas par erreur que la LHJMQ a choisi cette petite ville pour accueillir l’événement.

Et on ne peut pas dire que l’Océanic ne répond pas aux attentes, car il occupe à présent le deuxième rang de sa division et le sixième du circuit Courteau avec sa fiche de neuf victoires et quatre défaites.

L’équipe est particulièrement en feu dernièrement avec rien de moins que cinq gains à ses six derniers matchs. Ryan a notamment amassé un point à chacune des deux dernières parties de son équipe.

Le moment marquant de son début dans le junior majeur québécois est survenu au deuxième match de la saison, contre les Huskies à Rouyn-Noranda. Avec une égalité de3-3, la prolongation n’a pas fait de maître et les deux équipes se sont affrontées en fusillade.

L’entraîneur de l’Océanic, Clément Jodoin, a alors pris une décision inattendue en envoyant le jeune défenseur recru dans la mêlée. Le reste fait maintenant partie de l’histoire, car Kavanagh a marqué le but victorieux.

«C’était en quelque sorte une situation parfaite et c’était une sensation incroyable de donner la victoire à mon équipe. C’est vraiment bien de sentir qu’on en fait partie et qu’on peut jouer au hockey dans cette ligue.»
Un étranger à domicile
Une autre chose qu’attend avec impatience Kavanagh est de jouer son premier match à la «maison» contre le Junior de Montréal à l’Auditorium de Verdun. L’Océanic a lui-même accueilli le Junior à Rimouski plus tôt cette saison, mais l’équipe devra attendre le 12 décembre avant de se rendre dans la métropole.
«Je ne peux pas attendre cet instant! J’ai déjà un paquet d’amis qui ont acheté des billets pour cette partie et il devrait y en avoir encore beaucoup d’autres. Ça va être spécial de jouer tout près de chez moi», dit-il, excité.

D’ici à ce match et à la fin de la saison, Ryan Kavanagh espère simplement pouvoir poursuivre son apprentissage et améliorer son jeu. «Il faut y aller un pas à la fois. Je veux devenir meilleur globalement, mais plus précisément en défensive dans mon territoire», termine l’arrière qui pourrait vivre de grands moments dans quelques mois.

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