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Chronique d’une enfance éternelle

par Corinne Laberge
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Article mis en ligne le 7 novembre 2008 à 17:18
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Chronique d’une enfance éternelle
Chronique d’une enfance éternelle
Si le thème de la déficience intellectuelle a fait l’objet de nombreuses productions théâtrales, c’est rarement avec autant de réalisme et d’intensité que dans La Cadette, une pièce signée Annie Ranger du Théâtre I.N.K. Gros plan sur une histoire d’amour et de détresse, entre le rire et les larmes, la lucidité et la fragilité.
À 18 ans, la Cadette se voit confinée à rester indéfiniment une gamine dans un corps désormais devenu adulte. Atteinte de déficience intellectuelle, elle se retrouve à cheval entre deux mondes; à la fois désintéressée par les jeux d’enfants et troublée par son entrée dans le monde des grands. Un soir d’été, confrontée à un événement tragique, elle devra néanmoins réagir et prendre sa vie en main…
«Lorsque ma collègue Annie a écrit La Cadette, qui est sa toute première pièce, elle s’est inspirée de sa propre histoire familiale et plus précisément de sa jeune sœur Nadia, atteinte de déficience intellectuelle», explique d’entrée de jeu Marilyn Perreault, cofondatrice du Théâtre I.N.K. et interprète du personnage de la Cadette. «Un peu comme un fantasme, Annie a choisi de faire parler la jeune fille, de nous permettre d’accéder à son intériorité et de voir ce qui se passe dans sa tête. La Cadette devient donc ici et là narratrice, nous permettant de percevoir, à travers son point de vue, la trame de l’histoire», indique-t-elle.
Un défi d’interprétation
Mis en scène par Martin Champagne et interprété par Julie Beauchemin, Marie Cantin, Sylvain Hêtu, Philippe Laperrière, Marilyn Perreault et Claude Tremblay, le texte d’Annie Ranger fait appel à l’instinct et aux sentiments, en plus de laisser une grande place à l’expression corporelle et au mouvement. «La pièce met l’accent sur les qualités physiques et le personnage de la Cadette ne fait pas exception, car c’est un rôle qui demande beaucoup de doigté au niveau de l’interprétation», raconte celle qui a effectué une recherche approfondie sur la déficience intellectuelle pour donner force et crédibilité à son jeu. «Ça a été un gros défi d’interprète de construire ce personnage-là et de le rendre avec justesse et émotions, du gros bonbon! On passe par plusieurs étapes dans ce spectacle, on voyage sans cesse entre le côté ludique et le drame, en abordant une réalité très difficile et toujours d’actualité: la différence. Ça fait bouger une foule de choses à l’intérieur», conclut Marilyn Perreault.

La pièce La Cadette du Théâtre I.N.K. sera présentée à la Salle Pauline-Julien le dimanche 16 novembre prochain, à 20h. Infos: 514 626-1616.

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