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Jeunes entreprises, est-ce la crise?

Marie-Hélène Verville par Marie-Hélène Verville
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Article mis en ligne le 14 novembre 2008 à 17:31
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Jeunes entreprises, est-ce la crise?
Dans le contexte économique actuel, comment se porte l’entreprenariat dans la région? Pour faire le tour de la question, Cités Nouvelles a rencontré Gerry Arsenault, directeur général du Centre local d’emploi (CLD) de l'Ouest-de-l'Île.
Cités Nouvelles: Est-ce le bon moment pour partir une entreprise dans l'Ouest-de-l'Île?
Gerry Arsenault: «Il n’y a jamais de bon ou de mauvais moment pour se lancer en entreprise. Quand l'économie tourne au ralenti, ou lorsqu'on connaît des moments d'incertitudes, ça devient de plus en plus important de réaliser des études de marché et de bien se structurer. Je parle autant des clients que des sources d'approvisionnement. Les sources de financement peuvent devenir exigeantes et plus difficiles à trouver.»
C.N.: Est-ce plus difficile maintenant de trouver des fonds pour partir une entreprise culturelle ou un OSBL?
G.A.:«La source de financement des OSBL et des entreprises d'économie sociale n’est pas la même que pour les organismes à but lucratif. Cette source est habituellement gouvernementale ou paragouvernementale. Dans la mesure où notre affaire est bien structurée et planifiée au départ, les sources de financement ne devraient pas être plus difficiles à trouver qu'elles l'étaient il y a 18 mois ou 2 ans.»
C.N. :Et du côté des entreprises à but lucratif?
G.A.: «Il faut avoir bien identifié et compris les besoins de notre marché. Ça devient encore plus important lorsque, exemple, on veut offrir des services pour les autos de luxe. Les gens qui vont acheter des autos de luxe aujourd'hui font probablement plus attention à leur argent. Et ça s'applique à tous les produits de luxe. Autre exemple: les voyages. Les consommateurs doivent avoir des revenus discrétionnaires (surplus). Quand les gens commencent à faire attention, c'est là qu'ils font attention en premier.

La crise est financière, et non économique. Donc, les gens qui vivent de leurs investissements et placements, comme les retraités, n'ont peut-être pas tous les moyens qu'ils avaient à ce moment-ci l'an passé. D’où l'importance de cibler le marché.»
C.N.:Lorsqu'on part en affaires, est-ce facile de trouver des subventions?
G.A.:«Pour les gens qui se partent en affaires, à toute fin pratique, il existe très peu de programmes de subvention. Il y a, pour ceux qui ont moins de 36 ans, le programme Jeunes entrepreneurs, des CLD. Ici dans l'Ouest-de-l'Île, on offre entre 3000$ et 10 000$ pour démarrer, le montant de la subvention va dépendre des critères établis: le montant de l'investissement de l'entrepreneur et la création de l'emploi. Le secteur d'activité peut venir jouer.
@C.N:Et les entreprises existantes?
G.A.:«En ce qui concerne les compagnies existantes, il devient très important de bien gérer les dépenses et le "cash" dans la caisse. Quand tout va bien, la nécessité est moins évidente. En période d'incertitude, il faut faire le ménage. Et si, avec notre client, nos termes sont de 30 jours, il faut les recevoir en 30 jours. 32 jours peut-être, mais pas 60! Les surplus d'inventaires, il faut les minimiser. Finalement, il est souhaitable d'avoir en main ce qu'il faut en inventaire, bien gérer les dépenses, et s'assurer que les employés sont payés à faire les choses qu'ils doivent faire.»

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