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Avancée aérospatiale dans l’Ouest-de-l’Île

Le gouvernement canadien attribue 40M$ à MDA

Marie-Claude Simard par Marie-Claude Simard
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Article mis en ligne le 21 novembre 2008 à 17:35
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Avancée aérospatiale dans l’Ouest-de-l’Île
Marc Donato explique le fonctionnement de la base compacte. (Photo: Jacques Pharand)
Avancée aérospatiale dans l’Ouest-de-l’Île
Le gouvernement canadien attribue 40M$ à MDA
L’agence spatiale canadienne (ASC) a annoncé le 14 novembre dernier l’attribution d’un contrat de 40M$ à MDA pour la conception de la Constellation Radarsat. La division de Sainte-Anne-de-Bellevue assumera une bonne part de ce contrat.
«Nous sommes très contents, explique Marc Donato, vice-président et directeur général de MDA à Sainte-Anne-de-Bellevue. C’est un programme qu’on attendait avec impatience, car on a fait la phase A, celle de la définition de la mission, il y a deux ans. Avec ce nouveau contrat, nous amorçons la phase de définition de l’équipement.» Cette phase commencera la semaine prochaine et engendrera l’embauche d’au moins 30 employés.

Comme Radarsat-1 et Radarsat-2, cette constellation de trois satellites sera conçue pour fonctionner jour et nuit et dans toutes les conditions météorologiques. Elle offrira aux utilisateurs canadiens et internationaux une couverture complète du territoire canadien et des océans de même qu'une couverture importante de zones internationales

Ce faisant, elle améliorera la capacité du Canada à assurer sa souveraineté et sa sécurité grâce à la surveillance maritime depuis l'espace, y compris le passage du Nord-Ouest.

«Lorsqu’il n’y a qu’un satellite, il y a un laps de temps assez long avant qu’il ne repasse au même point, ce qui donne amplement de temps à un navire pour entrer ou sortir d’une certaine zone sans être vu», explique Docteur Donato. Avec trois satellites, tu peux revenir au même point beaucoup plus rapidement.»

Les satellites de la configuration seront lancés successivement en 2014, 2015 et 2016. La constellation pourra être augmentée jusqu’à six satellites. En plus d’assurer la surveillance maritime, elle aidera à la gestion des catastrophes naturelles et au suivi des écosystèmes.
Pionniers en aérospatiale

Située en bordure de la Transcanadienne non loin du boulevard Morgan, l’entreprise qui construit des systèmes et des sous-systèmes de satellites depuis plusieurs décennies, n’en est pas à son premier contrat important. «Notre compagnie a une histoire très longue, raconte le directeur général. Lorsqu’on était une division de RCA, c’est nous qui avons construit le premier satellite commercial, au début des années 1960 avec Alouette 1. Il y a des gens qui ont 40 ans d’expérience ici et qui ont touché à ces projets historiques.»

Depuis, la division de l’Ouest-de-l’Île a travaillé sur plusieurs programmes canadiens. Dans les années 80s, opérant alors sous la bannière de SPAR Aérospatiale, elle a créé Radarsat-1 et ensuite, a pris une part importante dans la réalisation de Radarsat-2.

Cités Nouvelles a eu la chance d’aller sur les lieux. Cette visite guidée exclusive s’est amorcée dans une salle dépoussiérée où sont construites des couvertures thermiques qui recouvrent les satellites. «C’est pour le protéger de l’environnement spatial qui, du côté du vide, descend jusqu’à -273 degrés Celcius et du côté du soleil, monte jusqu’à quelques centaines de degrés.»

La visite s’est poursuivie dans une immense pièce recouverte de stalagmites en mousse bleue: la base compacte. «Ici on fait de la simulation. Deux réflecteurs en fonte polie ancrés au roc avec des colonnes de béton qui descendent 10 étages. Le signal frappe les réflecteurs qui simulent la distance de 38 000 km entre le satellite et la terre.»

S’en sont suivis les simulateurs de lancement qui peuvent vibrer avec une force de 1200 lb et le poste de contrôle où les astronautes peuvent s’exercer à contrôler le bras canadien. Nul doute, on travaille dans un autre univers chez MDA, Sainte-Anne-de-Bellevue.

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