Annonces gratuites | Enchères en ligne | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Cités Nouvelles
Actualités
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Un mur antibruit à Pointe-Claire, au cœur d'une bataille municipale

Un mur antibruit de trois kilomètres qui longerait l'autoroute 20 du côté sud entre les boulevards des Sources et Saint-Jean. Voilà des années que les résidants de Pointe-Claire, spécialement ceux des secteurs Lakeside et Valois, le réclament.

Marie-Hélène Verville par Marie-Hélène Verville
Voir tous les articles de Marie-Hélène Verville
Article mis en ligne le 21 novembre 2008 à 17:37
Soyez le premier à commenter cet article
Un mur antibruit à Pointe-Claire, au cœur d'une bataille municipale
Jean Bissonnette réclame un mur antibruit depuis plusieurs années. (Photo: Jacques Pharand)
Un mur antibruit à Pointe-Claire, au cœur d'une bataille municipale
Un mur antibruit de trois kilomètres qui longerait l'autoroute 20 du côté sud entre les boulevards des Sources et Saint-Jean. Voilà des années que les résidants de Pointe-Claire, spécialement ceux des secteurs Lakeside et Valois, le réclament.
Transports Québec a accepté, selon la politique en vigueur, de payer 50% de la facture. Celle-ci est évaluée à 12 millions de dollars. Pointe-Claire est prête à payer trois millions de dollars et demande à l'agglomération de Montréal de payer le reste, soit 3 millions de dollars également.

La réponse de l'agglomération est venue en août 2008: non. Selon la version montréalaise, l'autoroute 20 fait partie des routes dites «artérielles». Elle reviendra donc sous la responsabilité des villes défusionnées à partir du premier janvier 2009, selon la loi 22 sur la gouvernance municipale.

«C'est un argument qui n'a aucun sens», affirme le conseiller du secteur Lakeside et ardent défenseur du dossier, Paul Bissonnette. «Dans notre cas, les routes artérielles, ce sont des boulevards comme Saint-Jean, Saint-Charles, des Sources, Donegani, Pierrefonds, Brunswick, ou Hymus.»Voilà quatre ans que Paul Bisonnette fait pression pour obtenir gain de cause. Il a d'abord déposé une pétition de 1215 signatures à la ville, tous des gens qui habitent entre les deux boulevards. Il s'est ensuite présenté comme conseiller municipal. «Comment tout ça a commencé? Je me souviens, c'était un dimanche matin. Pour un moment, il n'y a eu aucun bruit. Le silence total!»

Le silence total est un état de grâce qui n'arrive pas souvent au sud de l'autoroute 20, selon l'étude sur la pollution sonore réalisée par Transports du Québec et rendue publique en mai 2005. Les niveaux sonores moyens près des habitations situées en bordure de l’autoroute 20 varient de 65 à 76 décibels à l’est du boulevard Saint-Jean, lit-on en conclusion de l'étude. Un niveau sonore de 75 décibels, c'est 50% de plus que les niveaux acceptables.

La Direction de la santé publique de Montréal recommande également la construction d'un tel mur à Pointe-Claire. «Nous nous basons sur les recommandations élaborées par l'Organisation mondiale de la santé», explique Normand King, épidémiologiste à la Direction de la santé publique. Selon lui, la situation est particulièrement préoccupante durant la nuit.
Pointe-Claire réclame l'équité
Contrairement aux autres quartiers des villes comme Lachine ou Beaconsfield, le quartier de Paul Bissonnette a été construit avant l'arrivée de l'autoroute 20, des maisons y avaient même été détruites à l'époque. Aujourd'hui, si Transports Québec construisait une telle autoroute, elle paierait entièrement le coût de la construction d'un mur antibruit. «Ça rend la situation encore plus frustrante», affirme le conseiller.

Pointe-Claire réclame que Montréal paye une partie du mur, surtout qu'elle l’a tout dernièrement pour le mur de Lachine. D'ailleurs, dans cet arrondissement situé tout près de Pointe-Claire, le nouveau mur antibruit est payé à 75% par Québec. Selon le député et candidat libéral dans Jacques-Cartier, Geoffrey Kelley, il s'agit d'un cas unique. Il reconnaît que la situation est frustrante, d'autant plus que Pointe-Claire paie chaque année des montants à l'agglomération. Et maintenant? La balle est dans le camp des politiciens. «Notre député monsieur Kelley est impliqué dans ce dossier-là depuis la première journée, on lui a demandé de l'aide», affirme Bissonnette. Kelley affirme avoir compris le message. Du côté du

Parti Québécois, le candidat local croit que Québec devrait payer le trois millions de dollars que Montréal refuse de payer, soit 75% de la facture. «Il faut faire preuve de leadership et en tant que député, c'est ce que je défendrais», affirme Olivier Gendreau.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net


Liens