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Le Tonic se refait une image

Marie-Claude Simard par Marie-Claude Simard
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Article mis en ligne le 21 novembre 2008 à 17:49
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Le Tonic se refait une image
Vincent Padula travaille depuis plusieurs mois sur son projet de resto-bar. (Photo: Jacques Pharand)
Le Tonic se refait une image
Depuis plusieurs mois, le propriétaire du bar Tonic transforme peu à peu son établissement pour qu’il devienne en 2009 un resto-bar sportif. Un changement de vocation et d’image, entrepris bien avant que le Journal de Montréal n’associe le bar de Pierrefonds aux gangs de rue, mardi dernier.
Bien qu’il soit vrai que la Régie des alcools des courses et des jeux (RACJ), alertée par un nombre considérable de rapports de police, l’ait convoqué au début du mois, le propriétaire, Vincent Padula, soutient qu’il ne s’agit que d’incidents qui peuvent survenir dans tout bar. Et surtout, il réfute que son établissement soit un repère pour les membres de gangs de rue.

«Le Tonic est un bar pour tout le monde et non une discothèque pour les gangs», insiste-t-il. «Je suis ouvert de 8h à 3h, il y a des gens de tous les âges qui viennent ici, pour jouer aux loteries vidéo ou au billard, regarder un match de hockey et prendre un verre.»

De son côté, le constable Daniel Maheux du poste 3 qui dessert ce secteur de Pierrefonds, affirme que la majorité des appels reçus cette année concernant le Tonic, faisait état de problèmes de bruit et d’attroupement à la fermeture de l’établissement la nuit. «Il arrive que les jeunes soient bruyants et ne respectent pas le code de la route à proximité du bar, explique le policier. Nous avons enquêté un ou deux client du Tonic, connus de la police, mais il n’était pas nécessairement membre de gangs de rue».

Devant la cour de la RAJC, Vincent Padula a su démontrer qu’il changeait l’orientation de son établissement et qu’il resserrerait les normes de sécurité. La RAJC est satisfaite des propositions apportées, mais lui impose tout de même une suspension de permis de deux semaines. La date n’est pas encore fixée. «Ça nous permettra d’effectuer les derniers travaux pour pouvoir ouvrir la cuisine au début de 2009», explique le jeune propriétaire de 33 ans, optimiste.

En fait, il en manque peu pour démarrer le resto-bar, qui servira des repas légers (salade, ailes de poulet, etc. ). L’équipement est acheté, il ne reste qu’à assembler le tout et à engager les employés.

Vincent Padula croit que l’ouverture de la cuisine va attirer une clientèle plus large. Et en resserrant certaines mesures déjà en place, les rapports de police seront chose du passé.

«Mes gars de sécurité vont être très vigilants pour ne pas que des mineurs entrent avec de faux papiers. Le code vestimentaire va être renforcé; fini les pantalons baissés et les chemises sorties du pantalon. Le vestiaire va être obligatoire et gratuit, comme ça, il sera difficile de cacher des choses (arme, drogue) dans ces poches.»

Cités Nouvelles a visité le bar du boulevard Pierrefonds mercredi après-midi. L’endroit est vaste, propre et décoré avec goût. Le rez chassé est doté de plusieurs télévisions et un écran de projection géant. Au deuxième étage, dix tables de billard attendent les joueurs. Il faudra toutefois venir faire l’expérience du Tonic en soirée, lors d’un match important ou lors des mardis karaokés, pour découvrir sa véritable ambiance.

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