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Les organismes communautaires spécialisés en santé mentale sonnent l’alarme

Article mis en ligne le 28 novembre 2008 à 11:29
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Les organismes communautaires spécialisés en santé mentale sonnent l’alarme
En raison des nombreux obstacles rencontrés relativement à la mise en place du Plan d’action en santé mentale et d’une campagne électorale à saveur économique, les ressources communautaires en santé mentale de la banlieue Ouest (Witpar) ont décidé de se faire entendre.

Avec plus de 400 organismes qui travaillent auprès des personnes qui ont un problème de santé mentale et des membres de leur entourage, ces ressources communautaire en santé mentale sont reconnues comme ayant un rôle vital en offrant des services d’excellente qualité en santé mentale.

"Cette reconnaissance du ministère devrait nous réassurer d’un financement adéquat, tel que prescrit, soit 10% de l’enveloppe des dépenses de santé mentale.

La réalité est cependant très différente", estime le Witpar.

Quatre ans après le lancement des orientations ministérielles, le montant global des subventions accordées aux organismes en santé mentale dépasse à peine 7% du budget québécois consacré à la santé mentale. Dans la région de Montréal 5.4 % seulement a été alloué, selon le Witpar.

"Nos organismes de l’Ouest-de-l’Île n’en mènent pas large. Nos capacités financières pour bien rémunérer et garder nos employés sont insuffisantes, d’autant plus que nous sommes en compétition avec le réseau de la santé et des services sociaux pour les mêmes catégories de professionnels à une période de raréfaction de la main-d’œuvre qualifiée. Il nous est impossible d’offrir des conditions de travail comparables. D’autre part les services de première qualité que nous offrons à une clientèle déjà vulnérable sont également compromis. Dans une période d’incertitude économique, la détresse psychologique augmente et nous ferons sûrement face à une augmentation de demande d’aide".

L’amélioration des services disponibles pour les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale et leurs proches se fait toujours attendre et un meilleur financement des organismes leur offrirait sûrement une chance d’un continuum de services adéquat, indique le Witpar.

"N’oublions pas que une personne sur cinq souffrira d’un problème de santé mentale dans un temps de leur vie.La santé mentale est une priorité gouvernementale, pourquoi les politiciens n’en parlent pas? Les milliers de personnes travaillant dans les organismes spécialisés en santé mentale sont-ils condamnés à voir leur nombre diminuer, alourdissant une tâche déjà très lourde? Une réponse des candidats des divers partis aux élections du 8 décembre serait appréciée", insiste le Witpar.

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François Ste-Marie

Commentaire mis en ligne le 3 décembre 2008
Il est dommage qu'au Québec,on aie l'habitude de sous- financer des solutions communautaires efficaces,pour les laisser se débrouiller. Nos hommes et femmes politiques s'empressent alors, à coup de promesses d'implanter d'autres programmes qui eux aussi seront laissés pour compte pour de nouveaux programmes et ainsi de suite. Un peu comme les routes, il est plus payant électoralement de promettre d'en promettre de nouvelles que d'entretenir celles qui existent. On voit où ça nous a menés. Ne serait-il pas temps que nos politiques pensent autrement??? Pas avant que l'électeur ne commence à le faire lui-même.
François Ste-Marie

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