Michel Mansour de DDO, est toujours propriétaire de sa maison, mais ne peut plus payer les multiples factures qui lui sont associées. (Photo: archives)
Qui sont nos vieux?
Portrait et besoins des aînés de l’Ouest-de-l’Île
Les besoins des aînés dépassent de loin les lacunes du domaine de la santé. Le 20 novembre dernier, la firme Convercité a présenté un rapport très attendu qui dresse un portrait de la population de gens de 65 ans et plus dans l’Ouest-de-l’Île et qui fait état de ses besoins propres.
Le document de 80 pages a été commandé par la Table de concertation des aînés de l’Ouest-de-l’Île et a été financé par Centraide du Grand Montréal. Les données présentées proviennent essentiellement des recensements de 2001 et 2006 de Statistique Canada et d’informations obtenues lors de multiples groupes de discussions dans les diverses villes et arrondissement de la région.
Quels sont les besoins de la population âgée grandissante? Comment s’articulera le développement de cette communauté et comment s’intégrera-t-elle à l’ensemble de la population? Qui assurera la défense des droits des aînés, leurs soins de santé, leur soutien organisationnel leur qualité de vie? Telles sont les questions que s’est posées la Table de Concertation des aînés de l’Ouest-de-l’Île qui encourage les aînés à développer leur capacité d’intervention à titre d’agents actifs dans leur communauté.
Parmi les points saillants du rapport, on apprend que la population âgée, qui pour l’instant constitue 13,7% de l’ensemble de la population, grandit ici plus rapidement que sur le reste de l’île de Montréal et qu’en 2021, elle constituera 20% de la population totale de l’Ouest-de-l’Île.
Le rapport démontre également que 68% des personnes de 65 ans et plus sont propriétaires, comparativement à 38% dans le reste de la région montréalaise. D’un autre côté, les chiffres révèlent que ces derniers reçoivent relativement peu d’aide des différents programmes disponibles comparativement à l’ensemble du Québec.
Ainsi, si les ménages de personnes âgées sont plus riches que ceux du reste de Montréal (ceux qui ont un revenu moindre que 20 000$ ne constituent que 18% des ménages âgés, comparativement à 28% dans tout Montréal) ils ont moins accès à l’aide de l’état.
Bien sûr, les lacunes du transport collectif de la région sont ciblées comme facteurs contribuant grandement à l’isolement des aînés, qui justement demeurent pour la plupart à l’écart, dans leur propriété. L’amélioration de la diffusion des informations qui leur est pertinente fait également partie des recommandations.
Au niveau de l’hébergement public, le CSSS exploite 227 lits d’hospitalisation de courte durée en santé physique, 30 lits en perte d’autonomie et 155 lits d’hébergement de longue durée. De plus, des établissements associés exploitent 502 lits. (Voir article en page 6.)
Considérant qu’en 2006, 37 005 personnes étaient âgées de 65 ans et plus dans l’Ouest-de-l’Île, que les soins à domicile s’alourdissent et que la population âgée croît particulièrement rapidement, il est facile de déterminer que ces 914 lits publics seront vite dérisoires.
La richesse d’information contenue dans ce document continuera d’alimenter nombreux de nos articles.