(Photo: courtoisie)
Un rigodon pour le réveillon
Parmi les incontournables des Fêtes, il y a <@Ri>L’enfant au tambourreels et ses joyeux refrains.
Voilà trois décennies que Monsieur Lambert fait swinguer les Québécois et c’est la voie que l’ancien leader de La Bottine souriante continue d’emprunter avec le Bébert Orchestra depuis quelques années. Une formation de quatre musiciens: Nicolas Pellerin, Tommy Gauthier, Simon Lepage et Olivier Rondeau, qui savent parfaitement jouer avec les couleurs et les rythmes de la musique traditionnelle actualisée. Le monde à Lambert, le spectacle tout indiqué pour chanter, s’amuser et arriver à Noël en tapant du pied!
«Le Bébert Orchestra a pris beaucoup de maturité et d’expérience au cours des dernières années. Avec de nombreux spectacles en arrière de la cravate, l’équipe est aujourd’hui bien soudée et il y a une belle cohésion. L’équilibre entre la tradition et la jeunesse est parfait!», indique Yves Lambert, dont on peut dire que le talent vieillit aussi bien qu’une bonne bouteille de vin. «J’en perds pas moi, j’en regagne! Je suis toujours en possession de mes moyens, passionné, en confiance et rempli d’aspirations vers de nouvelles créations. J’aime mon métier. Je suis un artisan depuis 35 ans, c’est tout ce que je sais faire et je ne pourrais pas envisager le faire autrement, car c’est comme ça que je le sens», confie-t-il.
Un appel festif au rassemblement collectif
Reels, chansons à répondre et rigodons, la formation nous entraîne sur la piste de textes d’auteurs contemporains tels que Raymond Lévesque, Gaston Miron, Gérald Godin et Gilbert Langevin. Des coups d’archet, aux coups de guitare, de contrebasse, d’accordéon et de pied, aux coups de gueule engagés, Monsieur Lambert et ses musiciens nous invitent à célébrer le simple plaisir d’être ensemble et de se retrouver. «On parle d’un spectacle de musique, mais ça dépasse largement le côté ethnologique de la chose. C’est aussi l’occasion de décrocher et de faire la fête, car on en a grandement besoin! Les gens se réunissent de moins en moins et sont de plus en plus isolés. C’est curieux de vivre dans un monde de communications et de réaliser qu’on a, en fait, jamais autant peu communiqué. Il faut sortir de notre bulle égocentrique, prendre conscience de l’autre et sentir de nouveau un collectivisme, une union. Ça fait partie du rôle de l’artiste de recréer cette communion, de prendre position et de stimuler les projets de société», estime le chanteur et accordéoniste, qui tarde déjà d’étrenner son fameux instrument tout neuf. «Après huit ans avec le même accordéon, je viens de m’en procurer un nouveau; une belle grosse italienne qui fera un gros changement dans la qualité de mon son», se réjouit-il en terminant.
Yves Lambert et le Bébert Orchestra seront en spectacle à la Salle Pauline-Julien le samedi 13 décembre prochain, à 20h. Infos: 514 626-1616.