Les vieilles traverses à la hauteur de Sainte-Anne-de-Bellevue, au début du mois de novembre de cette année. (Photo: Jacques Pharand)
Les traverses usées seront ramassées à la fin janvier
Elles traînent en tas depuis cet été, mais elles devraient être ramassées en janvier par le propriétaire, la compagnie de Chemins de fer du CN.
Au bord de la voie ferrée qui longe l'autoroute 20, à la hauteur de la ville de Sainte-Anne-de-Bellevue notamment, on peut voir le long de la voie du CN de vieilles traverses qui gisent là, abandonnées. Selon la porte-parole du CN, Julie Sénécal, elles ont été enlevées au mois d'août, dans le cadre d'un programme de remplacement des vieilles traverses, s'étendant du tronçon longeant l'échangeur Turcot, jusqu'en Ontario. Elles ont une durée de vie d'une vingtaine d'années. Présentement, l'équipe qui s'occupe de ramasser les traverses usées est plus à l'ouest, et arrivera à la hauteur de Sainte-Anne-de-Bellevue à la fin janvier, affirme Julie Sénécal.
Les traverses sont enduites de créosote. Selon Santé Canada, le créosote est un composé variable d'environ 300 substances, que l'on tire du charbon et sert à préserver le bois. Acides divers et bases de goudron font partie du mélange. Selon Environnement Canada (EC), environ 4,5 millions de traverses sont enlevées chaque année par les grandes compagnies ferroviaires et constituent le plus grand volume de déchets créosotés au pays. Présentement, selon Environnement Canada, il n'existe pas d'étude qui établit sans équivoque que les déchets créosotés sont dangereux pour l'environnement.
Du côté de l'Union Européenne (UE), l'usage du créosote est prohibé auprès du public en général depuis 2003. De plus, la sorte de créosote utilisée en Europe par les industries doit rencontrer certains standards. Cette décision a été rendue après qu'une étude faite par le CSTEE, un comité scientifique de l’UE, a conclu que le créosote pourrait être cancérigène, selon des proportions plus hautes que celles prévues au départ.
De notre côté de l'océan, selon l'information officielle, des études démontrent que le créosote peut contaminer les sols, les eaux souterraines et de surface, près des installations de créosotage. «L'EC a publié des recommandations pour la conception et l'exploitation d'installations de préservation de bois. Comme son nom l'indique, il s'agit de recommandations; ce document n'a donc pas force de loi», explique Dorothy Stuart, aux communications d'Environnement Canada.