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Un budget contesté dans l'ouest

Marie-Hélène Verville par Marie-Hélène Verville
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Article mis en ligne le 11 décembre 2008 à 14:09
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Un budget contesté dans l'ouest
Bill McMurchie, maire de Pointe-Claire, considère que les banlieues se sont fait avoir avec le budget de Montreal. (Photo: Jacques Pharand)
Un budget contesté dans l'ouest
Le budget 2009 de l'agglomération de Montréal ne plaît pas aux villes défusionnées, qui souhaitaient voir leur facture diminuer davantage à l'agglomération. Selon l'Association des municipalités de banlieue, ce budget ne respecte pas l'esprit de la loi 22.
Cette loi a été adoptée cette année et définit les responsabilités des villes défusionnées et de l'agglomération. La loi entrera en vigueur en janvier 2009. Le réseau artériel par exemple, fera partie dorénavant des responsabilités des villes défusionnées.

Selon l'Association des municipalités de banlieue, qui représente les 15 villes défusionnées de l'Île de Montréal, la diminution de leurs frais d'agglomération est devenue caduque par l'augmentation des frais des services communs prévue par Montréal en 2009, autour de 100M$ supplémentaires.

Selon le maire de Montréal Gérald Tremblay, les 15 villes défusionnées ont bel et bien reçu la juste part des 107,6M$ de réduction de taxes prévues dans le cadre de la loi 22. Les frais des services communs augmentent chaque année, affirme-t-il. «Ne perdons pas de vue le fait que les payeurs de taxes de la Ville de Montréal payent 80% des services d'agglomération, services dont bénéficient tous les citoyens de l'Île de Montréal», a affirmé Gérald Tremblay dans une lettre ouverte adressée au quotidien «The Gazette».
Un taux de croissance normal, «à vue de nez»
Dans une lettre envoyée aux médias, le maire de Pointe-Claire Bill McMurchie s'insurge du fait que Montréal ait bénéficié des 25M$ offerts par Québec lors de l'adoption du projet de la loi 22. Cet argent devait servir à compenser un allègement foncier promis aux villes de banlieues, évalué à 22M$. Or, selon Bill McMurchie cet argent doit toujours sortir des coffres des villes défusionnées pour assumer l’augmentation des frais de services prévue pour 2009.
Réagissant à ces propos, Louise Quintin, attachée de presse de la ministre des Affaires municipales et Régions, Nathalie Normandeau, a tendance à donner raison à Gérald Tremblay. «Je crois que ces personnes-là ont mal compris. L'argent donné par Québec à Montréal servait à réduire la quote-part des villes défusionnées aux frais d'agglomération», affirme Louise Quintin. «Leur conseil de ville est peut-être défusionné, mais pas les services offerts, comme le transport en commun. Or, les services coûtent plus chers d'année en année.» Selon Louise Quintin, le taux de croissance de ces coûts, de 4,4% selon Montréal, semble raisonnable, à vue de nez. «Le ministère va tout de même procéder à des vérifications», conclut-elle.

Lors de la dernière campagne électorale provinciale, le député libéral de Jacques-Cartier, Geoffrey Kelley, a reçu également des courriels de citoyens à ce sujet. «Je vais m'assurer maintenant que le ministère (des Affaires municipales et Régions) voit à ce que ce qui est proposé ici respecte l'entente signée entre le ministère, Montréal et l'Association des municipalités de banlieue.»

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