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Une indésirable s’invite à l’école du Grand-Chêne

Une coquerelle sème l’émoi dans une école primaire de Pierrefonds

Marie-Hélène Verville par Marie-Hélène Verville
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Article mis en ligne le 6 octobre 2006 à 14:07
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Une indésirable s’invite à l’école du Grand-Chêne
Une coquerelle sème l’émoi dans une école primaire de Pierrefonds
Un mémo envoyé par l’école Grand-Chêne à Pierrefonds a provoqué des inquiétudes la semaine passée, après qu’une coquerelle se soit échappée du casier d’un élève.
Les parents des élèves de maternelle ont reçu l’oreiller et la couverte de leur enfant, mardi soir dernier, sans un mot d’explication de la part de la direction. Le lendemain, les parents ont reçu une note les avertissant de la situation, en même temps que le reste des effets personnels des enfants, à nettoyer. «Nous avons vu une coquerelle s’échapper d’un casier d’un élève de maternelle, alors que nous étions en toute fin de journée. Nous avons immédiatement remis les oreillers et couvertes aux élèves, afin qu’elles ne subissent pas le traitement de l’exterminateur. À ce moment, il était trop tard pour rédiger une note pour les parents», justifie Isabelle Talon, la directrice de l’école de Pierrefonds. Ensuite, la direction a demandé les services de la compagnie RBM Extermination, qui fait affaire avec la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys depuis des années. Le technicien a traité les casiers et la zone autour mercredi soir, lorsque les enfants étaient à la maison.

Jean-Yves Chamaraux, le technicien de la compagnie dépêché sur les lieux ne croit pas que les parents ont à s’inquiéter outre mesure d’une infestation. «Selon moi, c’est ce qu’on nomme de l’importation, c’est-à-dire que l’insecte est amené de l’extérieur. C’est le cas de près de 90% des écoles traitées pour des coquerelles. Au Grand-Chêne, je n’ai pas vu de signes d’infestation», explique-il.
Du «poison?»
La note que les parents ont reçue précisait entre autres que: «Du poison sera mis dans les casiers ce soir». Le mot «poison» n’est pas très rassurant! Selon le directeur général de RMB Extermination, Jammie Bissonnette, les deux produits utilisés pour chasser les indésirables sont soit l’acide borique, soit le cyfluthin, soit les deux ensemble. «Ce sont les seules substances autorisées dans les établissements scolaires par le ministère», explique le directeur général. La dose de produits actifs est faible dans ces deux insecticides.
Tout de même, Jean-Yves Chamaraux a pris soin de préciser qu’il n’a pas traité le haut des casiers, là où les élèves posent habituellement leur collation. Selon les deux hommes, le mieux est de mettre le moins de produit possible selon le degré d’infestation.
La direction décide
Selon le directeur général, c’est la direction de chaque établissement qui a le dernier mot sur la façon dont leurs indésirables seront chassés. «À la compagnie, nous préférons agir localement lorsque c’est possible», explique Jammie Bissonnette. À la connaissance de toutes les personnes interrogées à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB), la commission n’as pas de protocole établi lorsque fourmis, rats, guêpes ou coquerelles sont trouvées dans les écoles dont elle a la charge. La direction de l’école visée appelle au point de service commission, et eux appelleront la compagnie d’extermination. La CSMB fait affaire avec la compagnie citée plus haut depuis des années, et elle a sa confiance.

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