La Ligue de hockey de Montréal (MHL) et le Sportplexe 4 Glaces vivent des moments de mésententes. Par la voix des tribunaux, la ligue veut que son contrat soit respecté, tandis qu'au Sportplexe, on estime que la ligue n'agit pas à titre de bon client.
(Photo: Conflit Sportplexe 06-10-15-51)
Photo: Stéphane Brunet
Un conflit entre le Sportplexe 4 Glaces et la MHL
À la mi-septembre, la Ligue de hockey de Montréal (MHL), dont le siège social est situé à Pierrefonds, déposait une demande d’injonction contre le Sportplexe 4 Glaces, suite à un conflit concernant les temps de glace promis.
Alain Nahal, vice-président du développement corporatif de la ligue, résume la situation par un conflit d’intérêts. Deux semaines après le début de la saison, les joueurs ne connaissaient toujours pas leur horaire complet et n’avaient pas le nombre d’heures ni les cases horaires promises.
Points de vue divergents
M. Nahal déclare: «Le Sportplexe a vendu notre temps de glace. Il y a deux ou trois fins de semaines où on n’avait tout simplement pas de glace.» Pierre Brodeur, directeur général du Sportplexe se défend: «On fixe les règles du jeu, mais quand les gens ne les respectent pas et ne comprennent pas, on ne peut tirer l’élastique à l’infini.» M. Nahal affirme qu’on aurait été arrogant avec lui au Sportplexe, allant même jusqu’à vouloir fermer les lumières au beau milieu d’une partie. Selon M. Brodeur: «Au Sportplexe, on a l’approche client, on est gentil et poli, mais on est en affaire. Il faut respecter les normes.»
En effet, des problèmes du genre ne seraient pas courants dans l’établissement. Dan Goyens, de la Ligue de hockey adulte de Pierrefonds confirme: «Ça fait depuis l’ouverture du Sportplexe qu’on est là et on n’a jamais eu de troubles. Je n’ai jamais entendu de plaintes contre eux pour avoir brisé un contrat.»
L’autre côté de la médaille
M. Brodeur explique que le respect va dans les deux sens: « La seule chose que je peux vous dire, c’est que tous nos clients ont les mêmes obligations, soit de respecter les dates de paiement. Donc, tout client qui ne respecte pas ça, s’expose à des conséquences. » Ce qui est paradoxal dans la situation, c’est que le vice-président de la MHL estime que leur ligue en est une de luxe et que leurs équipes paient plus cher qu'ailleurs.
Depuis le début du conflit, de l’eau a coulé sous les ponts. Monsieur Brodeur explique: «Au niveau du conflit, il y a un règlement hors cour qui se dessine. Les gens vont devoir respecter les modalités de paiement.» M. Nahal affirme que la ligue a gagné en cour. «On a signé une entente et on a eu toutes les heures de glace que nous étions supposés avoir. On a un contrat jusqu’à juin 2009. Disons qu’on aimerait rester là et essayer d’améliorer les relations avec le Sportplexe.»
(Photo: Conflit Sportplexe 06-10-15-51)
Photo: Stéphane Brunet