La vraie vie est ailleurs sera présentée à la Salle Pauline-Julien, le 28 octobre prochain, à 20h.
(Photo: Vraie vie 06-10-15-43)
Photo: courtoisie
La vraie vie est ailleurs
Simplement Ducharme
Le comédien, chanteur et metteur en scène Sylvain Scott est tombé sur une petite merveille: Dix ans, une chanson écrite par l’écrivain Réjean Ducharme et mise en musique par Robert Charlebois. Il partage maintenant sa découverte dans un théâtre musical à l’histoire touchante, un hommage aux mots et à la poésie d’un auteur d’une rare profondeur.
Vincent ne parvient plus à créer. C’est un artiste brillant, mais il traverse une peine d’amour et une panne d’inspiration, car Lou (sa muse) l’a quitté. Restreint à son minuscule appartement, il est seul avec sa sculpture inachevée, s’apitoyant sur son sort et ne parvenant pas à chasser son passé. Vincent, c’est le personnage principal, celui qui fait le lien entre les chansons de Ducharme dans la trame imaginée par Sylvain Scott. Un personnage tout droit sorti de l’univers de Ducharme; un être solitaire et paralysé, qui vit dans l’attente mais aspire à plus grand. Dans La vraie vie est ailleurs il raconte son histoire, à travers les textes de l’auteur de L’Avalée des avalés et la musique de l’inimitable Charlebois.
«Je connaissais Ducharme pour avoir lu quelques uns de ses romans, mais c’est alors que j’enseignais le théâtre à Ste-Thérèse que j’ai découvert les chansons qu’il a écrit en collaboration avec Charlebois. Le point de départ a été Dix ans et j’ai ensuite mis la main sur plusieurs textes d’une grande beauté, qu’il fallait que je fasse revivre. J’ai investi beaucoup de temps et d’énergie dans ce projet, sur lequel j’ai commencé à travailler en 1998 et que j’ai présenté pour la première fois l’année dernière, pendant deux semaines au Théâtre d’Aujourd’hui», raconte le comédien.
Composer avec la variété
Après sept années de recherche et de remise en question, Sylvain Scott signe son premier spectacle solo, une pièce théâtrale musicale qui met en scène pas moins de quatorze chansons. «À force de travailler les textes, il s’en est dégagé une histoire que j’avais envie de raconter. L’idée, c’était de s’approprier les chansons, de les regrouper en trouvant un fil conducteur, pour qu’il y ait une uniformité, tant au niveau des textes que de la musique. Charlebois a écrit ces pièces à des périodes différentes et il y a plusieurs influences, c’est pourquoi on a essayé de trouver une ligne, une esthétique particulière» explique-t-il.
«L’histoire est simple: le personnage construit son œuvre tout au long du spectacle, en se débarrassant peu à peu de ses démons. Ici, on a fait un clin d’œil à Ducharme, qui est aussi un artiste visuel, qui fait de la sculpture à partir d’objets recyclés, en utilisant le pseudonyme de Roch Plante. Si on a lu Réjean Ducharme, on reconnaît bien son univers, car la pièce est très près de ses romans et de son théâtre. La tristesse, la solitude, des images fortes…on ne peut dénaturer Ducharme!»
(Photo: Vraie vie 06-10-15-43)
Photo: courtoisie