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Indomptable

par Corinne Laberge
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Article mis en ligne le 13 octobre 2006 à 17:27
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Indomptable
Sylvie Cobo sera à la Salle Pauline-Julien le 3 novembre prochain, à 20h. Photo: courtoisie (Photo: Cobo 06-10-15-42)
Indomptable
Flamboyante percussionniste qui s’est fait connaître en France sous le pseudonyme de La Baronne, Sylvie Cobo étonne par son audace et bouleverse par sa sensibilité. Lancé au Québec en 2005, le nouvel album éponyme de la chanteuse a marqué un nouveau départ dans sa trajectoire. Mais, de La Baronne à Sylvie Cobo, d’un océan à l’autre, les incontournables demeurent: une bête de scène authentique à la présence singulière.
«J’ai un parcours musical assez particulier. Après avoir mis de côté le personnage de La Baronne et entre mon passage de la France au Québec, j’ai fais une pose dans ma carrière, pour me redéfinir et recentrer mon travail. J’aborde maintenant une nouvelle approche, car en délaissant un peu la batterie derrière laquelle La Baronne se cachait, je jouis de plus d’espace et de liberté, notamment vis-à-vis du public, mais aussi dans l’interaction avec mes musiciens. J’ai conservé une belle énergie en spectacle et la même voix qui porte les textes, mais c’est plus abouti musicalement», explique la chanteuse.
Musicienne talentueuse et inspirée, Sylvie Cobo évolue aujourd’hui entourée d’une équipe de solides acolytes, dont le guitariste Sylvain Pohu et le pianiste d’origine américaine Matt Herskowitz, qui apporte une savante touche jazz à l’ensemble. De précieuses collaborations, qui accompagnent magnifiquement les textes forts et poétiques de la féline rousse à la voix chaude et ronde. «J’ai une belle gang de musiciens dont je suis très fière. Avec un piano, une basse, une guitare électrique et deux batteries sur scène, ça donne un concert à géométrie variable; des moments rock très intenses, mais aussi des pièces plus douces et sensuelles. C’est un spectacle tout en contrastes, où la musicalité est à l’avant-plan, car je suis d’abord une musicienne», souligne-t-elle.
Authentique, d’un public à l’autre
Lorsqu’on lui demande ses impressions sur le public québécois, en comparaison avec nos cousins français, la chanteuse répond sans hésiter: «Un public, ça reste un public; les gens vont voir un spectacle pour vivre des instants fantastiques hauts en couleurs et c’est ce que j’ai envie de leur donner! Si on veut que notre musique soit universelle, l’important c’est d’être authentique, car le public ressent l’authenticité de la démarche. Un bon spectacle, ce n’est pas seulement une succession de bonnes chansons, c’est un moment fort, livré en toute simplicité, naturellement».

Photo: courtoisie

(Photo: Cobo 06-10-15-42)

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