Oliver Jones sera en spectacle à la Salle Pauline-Julien le 4 novembre prochain et en supplémentaire le 5 novembre, à 20h. Des billets sont encore disponibles pour la supplémentaire.
Photo: Courtoisie
(Photo: Oliver Jones 06-10-29-43)
Honorable Monsieur Jones
Oliver Jones à la Salle Pauline-Julien
Il figure parmi les meilleurs musiciens du Canada et à juste titre, car il est non seulement un de ces rares virtuoses capables d’interpréter absolument n’importe quoi, mais aussi parce que sa carrière de pianiste de renommée internationale s’est étendue sur pas moins six décennies! Récit d’un entretien mémorable et privilégié avec le grand Oliver Jones.
Si Ste-Geneviève peut se tarder d’accueillir un artiste de la trempe d’Oliver Jones prochainement, elle a également toutes les raisons de se réjouir, car son enthousiasme est partagé et confirmé… par le légendaire jazzman lui-même! «J’ai bien hâte d’aller jouer à Ste-Geneviève, car c’est un beau coin et parce que j’ai de la famille et des amis qui habitent tout près, à Pierrefonds. Je vais présenter les pièces de mon nouvel album One more time lancé l’année dernière, mais aussi d’anciennes compositions, pour plaire au public. Car on essaie toujours de s’adapter à la salle, de trouver quelque chose pour tout le monde», déclare d’entrée de jeu le sympathique pianiste montréalais, qui poursuit sa tournée entouré de ses deux complices, le contrebassiste Éric Lagacé et le bassiste Jim Doxas.
Un rappel, un rappel…
Oliver Jones a pris la décision de quitter la scène en l’an 2000 et avait alors annoncé qu’il prenait sa retraite. Un temps d’arrêt qui aura finalement duré cinq ans, au grand bonheur des inconditionnels de sa musique! Revenu en force en 2005, il a enregistré un nouveau disque, puis a entamé une tournée de plus de cinquante concerts à la grandeur de la province. Et, chose incroyable, l’homme se révèle toujours aussi intense et passionné et sa fameuse main droite, elle, n’a rien perdu de son agilité, ni de sa rapidité sur les touches noires et blanches.
«Si je trouve que c’est encore mieux aujourd’hui, à soixante-douze ans, qu’il y a dix ans, c’est parce que le public me donne beaucoup d’énergie. Rien n’a vraiment changé, si ce n’est que j’ai vieilli! Mais c’est un cadeau du bon Dieu que j’ai de faire ce métier et de pouvoir continuer aussi longtemps. On pense, quand on laisse la scène, que les gens vont nous oublier, mais non, ils sont toujours là et j’espère bien donner des spectacles encore cinq ou six ans», confie-t-il.
En toute humilité
Récipiendaire du Prix de la Gouverneure générale et fait membre de l’Ordre du Québec en 1993, Oliver Jones a aussi été récompensé pour sa contribution à la communauté noire du Canada, en se voyant décerner le prix Martin Luther King Jr. Dites-moi, Monsieur Jones, comment le pianiste le plus estimé et le plus respecté mondialement peut-il faire preuve d’une telle simplicité et se montrer aussi humble, malgré le succès et la reconnaissance? «Tout simplement parce que j’ai beaucoup de respect pour les gens et parce que mes parents m’ont toujours dit que le plus difficile ce n’est pas de monter au sommet, mais bien d’y demeurer.» Mission accomplie, honorable Monsieur Jones!
Photo: Courtoisie