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Une fée pas comme les autres

par Corinne Laberge
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Article mis en ligne le 3 novembre 2006 à 15:52
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La Félicité sera présentée à la Salle Pauline-Julien le dimanche 12 novembre prochain, à 15h. Photo: Yves Lacombe">Une fée pas comme les autres
La Félicité sera présentée à la Salle Pauline-Julien le dimanche 12 novembre prochain, à 15h. Photo: Yves Lacombe
Une fée pas comme les autres
Oublieuse et maladroite, Fée Licité est différente des fées qui peuplent généralement les contes fantastiques mais, radieuse et charmante, on lui pardonne volontiers ses étourderies. Presque tous, sauf un: Ragou, le rongeur envieux et boudeur, qui clame haut et fort qu’elle est des plus mauvaises fées de la féérie. Et il y a aussi le couple de plumeaux commères…Ce sont les personnages de La Félicité, des marionnettes attachantes qui nous entraînent dans une aventure délirante.
Une lettre urgente vient d’être livrée à l’attention de Licité. Une lettre qui court et qui mord en provenance de l’Ordre professionnel des fées. Que contient-elle? La sympathique étourdie (elle a notamment transformé une princesse en crapaud plutôt que de permettre au prince devenu crapaud par un sort de retrouver sa forme humaine!) se fera-t-elle retirer sa baguette, comme l’espère l’ambitieux Ragou, qui aspire à devenir la souris magique de la Fée des Dents? Et qu’adviendra-t-il de Toto, cet étrange personnage né de la maladresse de Fée Licité, qui a une fois de plus raté son coup?

«La Félicité c’est une histoire d’amitié mise en mots et en images, qui s’adresse aux jeunes de cinq à dix ans, mais qui charmera aussi les adultes. On y retrouve entre autres une fée insouciante et gaffeuse, un rat méchant, une créature un peu naïve et la trame de la pièce tourne essentiellement autour de la fameuse lettre. Le rythme est dynamique, on joue sur plusieurs niveaux, il y a beaucoup de texte et le visuel est aussi très sollicité», explique Isabelle Payant, l’interprète de la Fée Licité dans le spectacle, le seul personnage de chair et d’os parmi les marionnettes.
De Montréal à New York, puis à Ste-Geneviève!
Pour sa 21e production, le Théâtre de l’œil a fait appel à deux jeunes créateurs de la relève: Simon Boudreault, à l’écriture et Marie-Pierre Simard à la conception des marionnettes. Créée à Montréal sur la scène de la Maison Théâtre en 2002, La Félicité a fait le tour des salles québécoises, avant d’être traduite en anglais, puis choisie par le New Victory Theater pour être jouée pendant trois semaines à New York. Imaginez: du théâtre de marionnettes présenté sur Broadway… la belle aventure aura finalement atteint des sommets inespérés!
Une seconde nature
«La marionnette est vraiment très vivante au Québec actuellement. C’est un objet inanimé qu’on amène à la vie et qui devient une sorte de seconde nature, souple et fascinante. En fait, tout est possible avec la marionnette, elle donne un nouveau souffle et une belle énergie, fait remarquer Isabelle Payant. Après avoir joué la version anglaise aux États-Unis et au Canada anglais, on vient maintenant présenter la pièce à Ste-Geneviève et on verra ensuite où l’aventure nous mènera…», termine la comédienne.

Photo: Yves Lacombe

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