Un pont qui n'a pas fini de faire jaser
À lire vos lettres et à entendre vos commentaires sur la situation des routes à Pierrefonds et à l'Île-Bizard, j'en comprends que le sujet vous intéresse au plus haut point. Dans cette édition, vous apprendrez que des clôtures de ciment seront installées sur le pont de l'Île-Bizard jusqu'au printemps prochain. Suite à l'inspection du début octobre, une faiblesse a été détectée aux clôtures.
15 500 personnes, un seul pont, équipé de clôtures friables! Une aberration qui frôle le ridicule. Jusqu'à maintenant, il n'y a pas eu d'accident grave, mais à présent, nous savons qu'il est possible que les clôtures cèdent lors d'un impact et qu'il y a risque qu'une voiture ou plusieurs se retrouvent dans la rivière. Pas très rassurant.
Les bandes de ciment installées en guise de clôtures nous procureront plus de protection, semble-t-il. Par conséquent, les conducteurs devront se partager un espace plus restreint. Déjà, il y a quelques jours, les lignes sur la chaussée ont été décalées et repeintes pour faire place à une nouvelle bordure blanche. Certains ont pensé que c'était pour accommoder les cyclistes. Détrompez-vous, nous sommes loin de la piste cyclable, ce ne sont que les préliminaires pour mettre en place des bandes de ciment.
Il faudra s’y faire parce qu'elles seront présentes jusqu'au printemps prochain. Six mois avec des clôtures [de ciment] dites temporaires, des voies plus étroites et une température hivernale. Si la ville de Montréal prend la peine d'installer cette chose, ça doit être sérieux. L'hiver est à nos portes, délais administratifs obligent, ils n'ont pas le temps d'effectuer les réparations, mais des clôtures temporaires feront l'affaire en attendant. La fragilité de ces clôtures ne date probablement pas d'hier, ce ne sont pas des pots de yogourt avec une date de péremption. Sans le savoir et par insouciance, on traverse la rivière sur un pont qui n'est sécuritaire qu'en apparence.
Au risque de paraître pour quelqu'un qui fait une fixation sur le pont de l'Île-Bizard, je persiste et signe. Je fais partie des 15 500 personnes concernées qui en ont assez de se sentir vulnérables. Les beaux discours sur des projets de passerelle calment un peu la galerie, mais à quand les actions concrètes? L'Île-Bizard, ce n'est plus la campagne, c'est une ville avec une population importante qui est très consciente que de vivre dans un environnement où il n'y a qu'une seule voie d'accès, ça n'a aucun sens, même avec une caserne de pompier sur son territoire.
Concours de la Salle Pauline-Julien
Depuis deux semaines, un tout nouveau concours vous donne la chance de gagner des billets de la Salle Pauline-Julien. Une simple visite sur le site Internet du journal vous permet d'y participer. La première gagnante de ce concours est madame Marie-Josée Ruel. Prochain tirage: édition du 26 novembre.
PHOBIE DE L'HEURE
SERGE duchesneArticle mis en ligne le 16 novembre 2006
IL NE FAUT PAS S'AFFOLER PARCE QU'IL Y A UN PONT QUI SAIT EFFONDRÉ.
LE PONT A ÉTÉ INSPECTER ET JE CROIS QU'A LA LECTURE DE VOTRE ARTICLE QU' IL A ÉTÉ DÉCLARÉ SÉCURITAIRE. PAR CONTRE IL Y A RISQUE QUE LA CLOTURE CÈDE SOUS L'IMPACT D'UN AUTOMOBILE. VOUS NE MENTIONNER PAS LA FORCE DE CETTE IMPACT, SOIT LA VITESSE DE L'AUTOMOBILE. VOTRE ARTICLE ME SEMBLE INCOMPLETE ET VOTRE CARICATURE NON APPROPRIÉ. AFIN DE VENDRE VOTRE JOURNAL VOUS AFFOLEZ LA POPULATION. ON VOIT BIEN QUE VOUS ÊTES AFFILIÉ AVEC LES PROPRIÉTAIRE DU JOURNAL DE MONTRÉAL.
SERGE DUCHESNE