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Un lieu pour un temps d'arrêt

La Villa Saint-Martin à Pierrefonds loue ses locaux au public

par Claude Bouchard
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Article mis en ligne le 17 novembre 2006 à 17:24
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Un lieu pour un temps d'arrêt
Pour le père jésuite Pierre Bélanger, directeur de la Villa Saint-Martin à Pierrefonds, il est important de comprendre que les chambres sont mises à la disposition de quiconque souhaite se reposer de manière individuelle. Photo: Marie-Claude Simard
Un lieu pour un temps d'arrêt
La Villa Saint-Martin à Pierrefonds loue ses locaux au public
Longtemps associée avec des groupes d’alcooliques anonymes, la Villa Saint-Martin à Pierrefonds offre des locaux pour toutes sortes d’activités de groupes, spirituelles ou non. Soixante chambres sont disponibles pour «se retirer et prendre du temps pour voir plus clair dans sa vie», explique le père jésuite Pierre Bélanger, directeur de l’établissement.
«Les gens ne savent pas qu’ils peuvent venir ici et avoir un moment de retrait», déplore le père Bélanger. Fondée il y a 90 ans à Laval, et déménagée dans la maison Ogilvy en 1951, la Villa est en redéfinition de mission. Pendant 25 ans, elle a accueilli des groupes d’alcooliques anonymes sporadiquement. «De 1975 jusqu’à peu près les années 2000, on avait ici trois jésuites spécialistes des alcooliques qui offraient de l’accompagnement, mais ils sont décédés», raconte le père.

Les membres de la communauté louent toujours leurs locaux aux AA, mais de façon moins intensive. Depuis la perte de ces trois membres, ils se tournent vers des groupes de toutes provenances qui s’occupent eux-mêmes de leur animation. «On reçoit, par exemple, des ordres professionnels. Il y a trois psychologues qui amènent régulièrement des gens ici», ajoute M. Bélanger.

Les groupes religieux non catholiques peuvent également s’y rendre. «Des anglicans viennent souvent. En 2005, on a eu un grand rassemblement de yoga indien», s’amuse-t-il. Toutefois, il mentionne que les jésuites préfèrent s’assurer de la pertinence des groupes avant qu’ils ne passent le pas de la porte. «On est ouvert. En autant qu’on connaît leurs racines et que ce sont des regroupements connus», justifie-t-il.
Le repos avant tout
Pour M. Bélanger, il est important de comprendre que les chambres sont mises à la disposition de quiconque souhaite se reposer de manière individuelle. «On ne force personne à faire une profession de foi», prévient-il. Les visiteurs décident s’ils veulent l’accompagnement des pères ou pas. «Bien souvent, les gens viennent sans trop savoir et ne font pas tout de suite la démarche spirituelle, dit-il. Ils peuvent revenir par la suite à des activités.»
Des fins de semaines thématiques sont organisées tous les mois. Selon le directeur, les jésuites proposent une méthode très humaine de relier la vie de Jésus Christ à la vie actuelle: «Ils peuvent s’arrêter à ce qu’ils font, à la manière dont ils réagissent aux événements. C’est la spiritualité ignacienne.» Des forfaits sont disponibles entre 60$ et 70$ la nuit, repas et collations compris.
À venir
Du 10 au 17 décembre, une semaine complète de réflexion sera animée par le père Jacques Levac sur la préparation à la fête de Noël. «Parle-moi de celui qui vient», proposera une sensibilisation à la venue du Christ dans le monde en parallèle avec le brouhaha commercial et le tapage publicitaire qui caractérise l’événement. Les retraites en perspective sont disponibles sur le site internet de la Villa Saint-Martin. Informations : www.jesuites.org

Photo: Marie-Claude Simard
On ne force personne à faire une profession de foi.
Pierre Bélanger, directeur de la Villa Saint-Martin

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