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Une cinquième bougie pour CALACS

Marie-Claude Simard par Marie-Claude Simard
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Article mis en ligne le 17 novembre 2006 à 17:27
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Une cinquième bougie pour CALACS
Diane Vallée, Dominique Raptis, Sophie Bellefeuille (toutes trois travailleuses au centre), Josée Leduc (militante) et Caroline Tison (de Partage-Action). Photo: Marie-Claude Simard
Une cinquième bougie pour CALACS
Le Centre d'Aide et de Lutte contre les Agressions Sexuelles (CALACS) de l’Ouest-de-Île a célébré son cinquième anniversaire, le 2 novembre dernier. En plus des victuailles appétissantes, un casse-tête géant attendait les invités.
Dans le hall du centre culturel de Pierrefonds, devant la porte de la salle où se déroulait la fête, les trois travailleuses permanentes du CALACS de l’Ouest-de-l’Île ont accueilli les invités, derrière une table couverte de gros morceaux de casse-tête en styromousse. «C’est une sorte de pétition, explique Diane Vallée. Celles, qui le veulent, peuvent écrire quelque chose au verso d’un morceau de casse-tête, et tous les morceaux seront envoyés au ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard.»
À la rescousse
Les femmes ont souvent des idées originales pour mettre de la pression sur le gouvernement. Prenons la marche mondiale des femmes de l’an 2000; c’est justement grâce aux subventions obtenues comme suite à cet événement que le CALACS de l’Ouest-de-l’Île est né. «C’est le dernier né des CALACS de la région de Montréal, raconte Sophie Bellefeuille. Avant, il n’y avait rien pour les femmes victimes d’agressions sexuelles dans la région.»
Est-ce que le territoire de l’Ouest-de-Île est particulièrement dangereux pour les femmes? «75% des femmes sont agressées par des hommes qu’elles connaissent dans des domiciles privés», explique Sophie Bellefeuille. Le facteur géographique y est pour peu.»
Un peu de tout
Les trois travailleuses permanentes du centre, soit Sophie Bellefeuille, Diane Vallée et Dominique Raptis, se partagent également toutes les tâches. «Dans une journée, je peux faire des demandes de subventions, effectuer des travaux administratifs et animer une thérapie de groupe», explique Sophie Bellefeuille.
Le CALACS a une mission qui se divise en trois volets: le militantisme pour améliorer les conditions des femmes en générale; la prévention et l’aide directe donnée aux victimes. «Plusieurs organismes comme les CLSC et les hôpitaux donnent nos coordonnées aux victimes», souligne madame Bellefeuille. Pour ce qui est de la prévention, CALACS va dans les écoles et anime des ateliers. «Il faut faire un travail de fond sur le respect de la femme dans la société, pour que tout le monde comprenne que quand une femme dit non, cela a autant de poids qu’autre chose.»

Photo: Marie-Claude Simard
«75% des femmes sont agressées par des hommes qu’elles connaissent dans des domiciles privés.»
Sophie Bellefeuille, intervenante administratrice

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