Course contre la montre
En ces temps de productivité et de rapidité à outrance, où on demande aux employés de relever toujours de nouveaux défis tout en n'offrant pas toujours les ressources supplémentaires, plusieurs se sentent à bout de souffle. À cela s'ajoute les obligations extra professionnales, où s'entremêle culpabilité et désir de faire mieux avec son amoureux, ses rejetons et les amis. Un perpétuel manque de temps.
Santé, amour et amitié ne peuvent survivre à vitesse grand V. La vie devient un champ de bataille où on fonce sans trop réfléchir aux conséquences de ce rythme effréné. À force de vouloir garder les rangs, les travailleurs ne prennent plus le temps de réfléchir et ne se rendent plus compte de rien. Action, réaction, pas de place pour le doute. Même nos enfants subissent une pression énorme: ils doivent viser l'excellence à l'école, pratiquer un sport, apprendre la musique et quoi encore. Au moindre moment libre, il n'est pas rare qu'on les entende demander: «Qu'est-ce que je peux faire? C'est plate, je n'ai rien à faire.» Combien sommes-nous à rêver de ne rien faire? Juste à écrire cette phrase, un doute surgit dans mon esprit: Serais-je paresseuse ou bien, j'en ai marre? Un peu des deux… ou bien beaucoup de l'un et peu de l'autre. Et vous?
À cela s'ajoutent des moments dans l'année où il faut davantage segmenter ces précaires moments libres. Je ne sais pas, vous, mais moi, l'approche du temps des fêtes, qui devrait pourtant me rendre joyeuse, est devenue un fardeau supplémentaire à porter. Pourtant, la magie de Noël me touche particulièrement. Elle fait partie d'une des rares traditions qui restent et nous rappellent que les préparatifs sont souvent aussi excitants que le jour de fête. Dommage, sous la surcharge des obligations: party de bureau, emplettes de Noël et préparatifs de toutes sortes, la magie de Noël est souvent assombrie, mais il est permis de rêver. Faisons l'éloge de la lenteur!