La pièce Bonbons assortis sera présentée à la Salle Pauline-Julien, les 14 et 15 décembre prochains, à 20h. Des places sont toujours disponibles pour la supplémentaire du 14.
Photo: Courtoisie
Du bonbon!
Recueil de souvenirs d’enfance paru chez Leméac en 2001, Bonbons assortis est une comédie touchante de nostalgie. Plongez dans le quotidien d’une famille peu banale de la classe ouvrière montréalaise des années 50, à travers le regard tendre et imagé de Michel Tremblay et ses personnages colorés.
Fidèle à sa réputation de dramaturge sensible passé maître dans l’art d’émouvoir, tant par le réalisme de son style, que par la finesse de son écriture, Michel Tremblay nous propose de goûter à ses Bonbons assortis. De succulentes saynètes en papillotes, par lesquelles l’auteur revisite son enfance et se rappelle les heures passées sous la table de la cuisine, à épier les conversations des adultes.
L’enfance retrouvée
«Bonbons assortis est une pièce sur la mémoire. La mémoire comme un miroir, auquel on peut faire dire à peu près ce que l’on veut, raconte le comédien Normand Lévesque, interprète du personnage de l’oncle Josépha dans le spectacle. C’est Michel Tremblay qui retourne dans son passé et qui raconte une série de tranches de vie qui font partie de ses souvenirs. C’est véritablement un plongeon dans les joies et les peines de l’enfance avec, comme toile de fond, l’époque des années 50», ajoute-t-il.
Mais, au-delà des excentriques évocations familiales, c’est la réalité du milieu ouvrier défavorisé que dépeint l’auteur, qui recrée littéralement la famille québécoise des quartiers populaires d’antan. Un portrait éloquent à saveur humoristique, rendu avec justesse par la mise en scène de René Richard Cyr et défendu brillamment par une distribution de comédiens hors pair, tels que Daniel Gadouas, Rita Lafontaine, Pierrette Robitaille et Adèle Reinhardt.
Faire parler la mémoire
«C’est savoureux, c’est du bonbon! Un véritable cadeau, pour un comédien, de jouer dans une pièce comme celle-là. Il y a beaucoup de rires, d’émotions, mais aussi une réflexion, notamment sur l’orgueil et sur la pauvreté, explique Normand Lévesque. Michel Tremblay fait parler la mémoire et ça éveille des souvenirs chez les gens. On a tous, dans notre famille, une grand-mère, un oncle qu’on revoit chaque année à Noël… Ça rejoint vraiment le public!»
Photo: Courtoisie