Peter Graham, candidat du Parti vert dans Lac-Saint-Louis, fera partie du comité d'experts du Parti vert canadien.
Photo:Marie-Claude Simard
Les finances à l'écolo
Peter Graham au cabinet fantôme du Parti vert
Les décisions du ministre des Finances du Canada, le conservateur Jim Flaherty, seront bientôt scrutées à la loupe par Peter Graham, candidat du Parti vert dans la circonscription du Lac-Saint-Louis. Le nouveau critique fera partie du cabinet fantôme mis sur pied par la nouvelle chef du parti, Elizabeth May.
Le souhait du jeune Parti vert est d'être plus présent entre les élections et le comité d'experts servira à exposer les vues du ce jeune parti. La nouvelle loi sur le financement des partis et les dernières élections ont changé la donne, amenant volontaires et moyens financiers. «Il y a au moins 50 membres actifs du parti dans Lac-Saint-Louis maintenant. La prochaine élection sera différente», affirme Peter Graham. Par exemple, le parti aura son aile jeunesse, à l'instar des autres plus gros. «Il faut changer le climat profond de la démocratie et de la chambre des communes», affirme Elizabeth May.
Peter Graham, qui a été à la tête de sa compagnie en commerce transitaire pendant six ans, est inquiet des coupures du Parti conservateur dans les domaines sociaux, tels que la condition féminine ou l'environnement. Il y voit une tangente vers un gouvernement à la sauce Georges Bush. «On dirait que les conservateurs ne croient pas que le climat est en train de changer», explique-t-il. Il s'inquiète des fonds de recherche canadiens, et espère que les conservateurs ne s'ingèreront pas dans le processus de sélection, comme c'est le cas aux États-Unis où certains scientifiques qui scrutent le réchauffement planétaire ont vu leur subvention fondre comme neige au soleil.
Elizabeth May parle d'une fiscalité verte. Par exemple, elle propose de baisser l'impôt des contribuables et d'augmenter celles des industries polluantes ou des taxes d'achat d'objets pollueurs, comme le charbon ou le gaz.
La victoire de Stéphane Dion comme chef du Parti libéral coupera-t-elle l'herbe sous le pied du Parti vert? C'est que le député de Saint-Laurent/Cartierville se présente comme le champion de l'environnement. «Il faut faire une distinction entre les paroles des libéraux et leurs gestes. Ils ont eu des années pour agir et ne l'ont pas fait», accuse Peter Graham. À court terme, il se réjouit tout de même de la victoire de Stéphane Dion. «Comme Scarpaleggia a appuyé la campagne de Dion, peut-être jouera-t-il un rôle plus important à l'avenir pour notre circonscription. Parce que pour l'instant, il est un député d'arrière-banc.»
Les verts ont le vent dans les voiles: Elizabeth May a récolté presque 26 % des voix dans l'élection partielle qui a eu lieu dans la circonscription de London-Centre-Nord, en Ontario. Le libéral Glen Pearson l'a emporté le 27 novembre dernier, de chaudes luttes avec madame May, qui est arrivée en seconde position dans la course.
La nouvelle loi sur le financement des partis et les dernières élections ont changé la donne, amenant volontaires et moyens financiers au Parti vert.
Photo:Marie-Claude Simard