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Vert Noël

Pour un temps des Fêtes écolo, en quatre étapes faciles

Marie-Hélène Verville par Marie-Hélène Verville
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Article mis en ligne le 15 décembre 2006 à 16:46
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Vert Noël
Vieux cellulaires et piles rechargeables sont pris en charge gratuitement dans toutes les casernes de pompiers de l'Île de Montréal. Photo Stéphane Brunet
Vert Noël
Pour un temps des Fêtes écolo, en quatre étapes faciles
Le temps des fêtes, c'est celui des réjouissances, celui des vacances, celui du coin du feu, des repas en famille, des soirées d'amoureux, du Père Noël et des enfants joyeux. C'est aussi le temps du magasinage dans les boutiques bondées de monde, des soldes d'après-fêtes, du papier d'emballage, des cadeaux qui finiront dans la poubelle. Le temps des fêtes, c'est aussi la consommation. Et ça génère des tonnes de déchets. Comment s'en sortir?
Des cellulaires à recycler
Les nouveaux cellulaires servent d'agenda électronique, de lecteur de musique, de réveil matin et d'appareil photo. Et leur publicité fait comme ces produits, c'est-à-dire qu'elle nous suit partout! Si même les castors ont des cellulaires, parions que ce cadeau risque de se trouver sous de nombreux sapins. Le conseiller en environnement à la ville et à l'agglomération de Montréal, Alain Leduc, rappelle que les casernes de pompier amassent les vieux cellulaires et les vielles piles rechargeables gratuitement, en tout temps.
Toutes les casernes sont visées par ce programme, incluant celles qui se trouvent dans les villes reconstituées, comme à Sainte-Anne-de-Bellevue. «Les objets déposés dans les boîtes seront recyclés. Cette initiative pancanadienne a été mise sur pied par la Société de recyclage des piles rechargeables», explique Alain Leduc. Certains arrondissements participent aussi à la collecte, comme c'est le cas à L'Île-Bizard-Sainte-Geneviève. Dans le cas des piles non-rechargeables, il faudra attendre la collecte des résidus domestiques dangereux des municipalités. Les dates sont affichées habituellement sur les sites Internet des municipalités.
L'emballage de l'écolo
Vous enveloppez le café équitable destiné à l'être cher dans un vieil exemplaire du Devoir? On vous propose celui du Cités Nouvelles, avec son joli titre en bleu et en rouge. Pour la grande majorité qui en sont encore à l'emballage classique, sachez que la plupart des papiers du genre sont recyclables. Alain Leduc propose l'achat de sacs et papier de soie, qui sont facilement réutilisables d'une année à l'autre. «La réduction à la source, c'est le plus important.»
Seuls les papiers avec un fini métallisé ne sont pas recyclables, de même que les choux ou les rubans. «Le problème est que ce sont des mélanges de matières. Dans le cas du papier par exemple, les entrepreneurs qui recyclent le métal ne veulent pas du papier dans leur matière et vice-versa», explique Alain Leduc. Les rubans, eux, sont un mélange de papier et de matière composite plastifié qui sert à les faire friser sous l'action des ciseaux.

Certains cadeaux se vendent sous plastique, comme les disques de musique. Sur l'Île de Montréal, le seul plastique qui n'est pas recyclé est le numéro 6. On peut reconnaître les différentes sortes de plastiques par le numéro écrit dans un petit triangle au dos dudit contenant. «La seule entreprise qui recycle le plastique 6 dans l'est du pays se trouve en Ontario, au sud de Toronto. Cette sorte de plastique est légère et surtout utilisée en alimentation. Lorsqu'on en fait des ballots pour le transport, on transporte en fait surtout de l'air. Ça coûte cher à transporter et à recycler», explique Alain Leduc. Pour la bonne conscience, la vraie vaisselle est indiquée, plutôt que le carton. «C'est effrayant la quantité qui se jette comme vaisselle en carton, c'est l'horreur totale!» affirme Huguette Corbo, conseillère à la planification à la ville et à l'agglomération de Montréal.
Mon beau sapin… naturel
Pour ceux qui choisissent chaque année le sapin naturel avec une pointe de culpabilité, sachez que la nouvelle chef du Parti vert canadien en fait autant. «Le sapin artificiel se compose de produits pétrochimiques, sous-entend une grande utilisation d'énergie intrinsèque et terminera éventuellement ses jours dans un site d'enfouissement», affirme Élizabeth May sur le site du Parti. Elle y mentionne que la plupart des plantations de sapins se font sur d'anciennes terres agricoles, et non pas sur les sites de forêts naturelles. Pour compléter le tableau, la plupart des municipalités amassent les vieux sapins après le temps des fêtes pour en faire des copeaux de bois.
Des cadeaux de deuxième main, à bon prix!
La vision du mot «usagé» se rattache aux friperies et à l'Armée du salut. Pourtant, cela est devenu un courant fort, et l'industrie du réemploi engage plus de 1000 personnes sur toute l'île de Montréal, explique Huguette Corbo. Une adresse incontournable pour les boutiques du genre à Montréal: le Guide du Réemploi, qui a sa vitrine sur Internet. Une recherche par région géographique est disponible.
Pour trouver à bon prix des cadeaux pas trop cher, les boutiques d'objets de seconde main sont tout indiquées, et il y en a plusieurs dans l'Ouest-de-l'Île. Par exemple, la boutique Annie et Sue à Pointe-Claire offre des vêtements usagés de luxe. La moitié de l'argent de la vente retourne à l'ancien propriétaire.

Pour ceux qui veulent faire de la récupération leur créneau, l'Éco design est fait pour vous. Les plus glamours ont déjà ce mot à la bouche. «Les "éco designers", ce sont ceux que l'on appelle les artisans de la récupération», explique Huguette Corbo. Elle cite pour exemple l'artiste Etienne Jonger, qui fait des sacs à partir des vieilles bannières en vinyle que la ville accroche aux lampadaires pour faire la promotion de ses services.

Photo Stéphane Brunet

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