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Moins de frustrés dans les supermarchés

Loi sur les heures d'ouverture

Louise Brassard par Louise Brassard
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Article mis en ligne le 15 décembre 2006 à 16:47
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Moins de frustrés dans les supermarchés
Loi sur les heures d'ouverture
Avec la modification de la loi sur les heures d'ouverture, les clients des supermarchés n'auront plus à faire les codindes aux caisses après 17 heures, les samedis et dimanches. D'un côté, il y a ceux qui sont bien contents de ne plus être les otages du système en dehors des heures dites normales d'activités commerciales et les autres, qui y voient plutôt la détérioration des conditions de travail des employés de ce secteur et la disparition éminente de petits commerçants.

Est-ce que cela rapportera aux géants d'alimentation? C'est certain, mais n'y a-t-il pas une loi de marché qui existe entre l'offre et la demande? Je suis de ceux qui apprécient que le nombre d'employés ne soit plus restreint qu'à quatre après 17h. Cette limite s'appliquera cependant à partir de 20h les weekends et 21h, les jours de semaine. Le service doit à mon sens suivre les heures d'ouverture des commerces. Sinon, laissons faire et retournons dans les habitudes d'antan où il fallait penser à se procurer les vivres et l'alcool nécessaires pour passer le weekend et où les dimanches étaient sacrés: aucune activité mercantile autre que la petite caisse de monsieur le curé.

Eh oui, cela aussi nous entraîne un pas de plus vers la société de consommation à outrance. J'en voulais plutôt à la règle de quatre employés maximum après 17h et voilà qu'on nous offre dans cet ajustement, l'ouverture 24 heures sur 24 des supermarchés. Les consommateurs auraient pu se satisfaire de moins et n'en demandaient pas tant. Sur ce point, c'est plutôt les grandes chaînes d'alimentation qui prennent du galon et la notion de conciliation travail-famille est bien loin de tout ce tapage politique.

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