Ne pas oublier l'essentiel
Les difficultés que rencontre actuellement le Fonds dépannage de l'Ouest-de-l'île de Montréal ne devraient pas nous faire oublier la nécessité d'un organisme comme celui-ci. L'aide de première ligne est essentielle, surtout en cette période des Fêtes. Qu'on le veuille ou non, il existe encore dans notre société des personnes qui vivent des situations très difficiles, qui ont des enfants qu'ils n'arrivent pas à nourrir, des êtres chers qu'ils ne peuvent vêtir convenablement, bref qui subissent une misère accablante.
Le gouvernement ne peut pas combler tous les besoins. Il faut aussi que les communautés se prennent en main et viennent en aide à leurs maillons les plus éprouvés. C'est ce qu'a accompli le Fonds de dépannage au fil des années grâce au patient labeur de ses bénévoles et à l'appui de tous et de toutes dans l'Ouest-de-l'île. Plus de 100 familles bénéficient chaque semaine de ses services qui prennent la forme de distribution de paniers de Noël, de cours de toutes sortes, de camps de jour et d'été pour les enfants.
Malheureusement, ces besoins ne cessent d'augmenter. Aussi, il faut que le partage demeure et que le Fonds de dépannage survive, parce que, sans ses services et sa présence, nombreux seront ceux et celles qui perdront espoir et ne pourront espérer des jours meilleurs.
Monique Richer
Ex-bénévole du Fonds de dépannage