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À cheval sur les rapides!!!

Article mis en ligne le 21 décembre 2006 à 19:03
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À cheval sur les rapides!!!
Dans la dernière réunion de la Commission d’Urbanisme sur le projet des Rapides-du-Cheval-Blanc, la salle a été petite pour tant de protestataires. Si ce projet du Groupe Grilli, initialement prévu d’une façon mégalomane pour absorber une bonne partie de l’espace utilisable du Parc, soit 15 sur 44 ha, il s’est rétréci comme peau de chagrin, à plus ou moins 10 ha aujourd’hui, et dont 1/3 est présentement déjà déboisé.

Même s’il contient des failles notables à corriger, il reste qu’en bien des aspects, il se présente avec une grande préoccupation d’intégration dans le milieu choisi, avec une densité raisonnablement décroissante d'est en ouest, et chose rare, la voie de ceinture bâtie seulement du côté intérieur.

Ceci a pour mérite (tant pour le promeneur du parc, comme pour l’ouverture visuelle de la rivière), de ne pas présenter un développement cloisonné d’aspect privé, avec guérite et portier à l’entrée, comme on voit de plus en plus dans ce bas monde.

Il est évident aux yeux d’un puriste (surtout écolo), de faire table rase de toutes ces considérations, pour ne voir comme plan unique possible, que toute la surface existante en «Parc Public».

Il est vrai que l’étalement urbain, le surplus de déplacements d'autos, la surcharge polluante et routière et tous ces aspects — somme toute très valables — devraient être tenus en considération, pour et dans une perspective d’un «monde meilleur».

Néanmoins, le terrain a un propriétaire légal, qui envisage une possibilité de le rentabiliser, qui par la force des choses (pressions populaires), est obligé de faire des concessions en sa défaveur (réduction de 600 quelques unités à 251), et personne, sans recourir à une expropriation, ne peut de bonne foi critiquer ou freiner, sans recourir à la démagogie.

À mon point de vue, le vrai danger vient plutôt du manque d’impositions qui DEVRAIENT LUI ÊTRE SOUMISES de la part de la municipalité et autres entités, sous forme de «cahier de charges», par exemple: les différents délais, le respect de la trame urbaine, les dérogations mineures à venir, les services fournis, les obligations et réglementations scrupuleusement respectées et pour finir, les amendes encourues en temps réel!

Aussi, la Ville, avant de céder à cette requête, doit penser en profondeur, aux coûts excédentaires des différentes tâches qui seront nécessaires (sinon traités préalablement) pour absorber ce projet et négocier:

La façon de réorganiser sa structure routière, pour pouvoir absorber le surplus de trafic (déjà chaotique) généré principalement sur le boulevard des Sources.

L’acquisition fondamentale des terrains encore sous propriété privée dans le parc.

Le coût additionnel d’un mur ou talus coupe-bruit pour les 27 résidences alignées à coté de la voie ferrée (de 5 à 10m), qui ne manquera pas d’être demandé par les futurs résidants.

Étudier le rapport prévu entre les entrées de taxation et dépenses d’immobilisation nécessaires pour que la communauté ne sorte pas perdante!

Ceci étant dûment ficelé, les actuels «objecteurs de conscience écologiste», offriront moins de résistance au projet et verront certainement leur «VERRE À MOITIÉ PLEIN», par l’apport d’un nouveau parc, actuellement en friche, qui sera magnifiquement situé et aménagé à Pierrefonds.

Raul de Almeida

Pierrefonds

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