Les œuvres d’Osire Glacier seront exposées à la bibliothèque municipale de L’Île-Bizard, située au 500, rue de l’Église, à partir du samedi 6 janvier prochain. Infos: 514 620-6257.
Photo: Jacques Pharand
Portraits d’un désert
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce ne sont pas les contrées arctiques qui ont inspiré l’artiste photographe Osire Glacier dans sa dernière exposition solo, mais bien les paysages désertiques du Sud Ouest des États-Unis, où elle s’est rendue l’an dernier. Douze photographies magnifiques, où chaleur, silence et beauté s’étendent à perte de vue!
La photographe d’origine marocaine Osire Glacier, qui présentait l’exposition Espace sauvage de l’intimité à l’immensité à la bibliothèque municipale de l’Île-Bizard en janvier 2006, récidive cette année avec Portraits d’un désert. Une toute nouvelle collection divisée en trois séquences thématiques: Dunes, Racines et Cités éoliennes; des scènes qui captent tantôt l’étrangeté de ces villes fantômes nées du souffle incessant des vents et tantôt la prestance de ces quelques fameux arbres, qui ont pris racine dans le désert et parviennent à survivre à l’aridité du climat.
Partager la beauté du monde
«J’ai l’impression que j’ai été dans un des endroits les plus beaux au monde! Les dunes et leurs grains de sable qui brillent comme des paillettes, le silence profond qui y règne…, raconte Mme Glacier. Bryce Canyon, par exemple, est un des paysages les plus spectaculaires aux États-Unis, un endroit magnifique très connu des photographes que j’ai eu le plaisir de visiter et que j’ai maintenant la chance de partager avec les gens à travers mes photos», révèle-t-elle.
Résidente de L’Île-Bizard depuis un an et demi, Osire Glacier expose régulièrement ses œuvres au Québec et à l’étranger. Parallèlement à la photographie, elle poursuit aussi la rédaction de sa thèse de doctorat en Études islamiques, intitulée Le Maroc face à la Convention contre la torture, en plus d’animer des séminaires et des conférences sur le sujet. Un horaire chargé qui lui permet de consacrer, en moyenne, une trentaine d’heures par semaine à sa passion, notamment en suivant des cours de perfectionnement au Collège Dawson.
Pleins feux sur la nature
«Je m’intéresse principalement à la photographie des fleurs et des espaces sauvages. Je travaille avec la nature, en étudiant la lumière naturelle et ambiante, les ombres, les reflets et les contrastes. Je veux montrer à quel point la nature est merveilleuse et nous réserve des choses extraordinaires tout à fait gratuitement. Mais j’adopte toujours une approche puriste, car la nature impressionne par elle-même, c’est pourquoi je ne cherche pas à la modifier, explique la photographe. Je suis simplement là pour voir la beauté, l’accueillir et la recevoir».
Photo: Jacques Pharand