Sept provinces étaient invitées à Pierrefonds pour un des plus importants tournois au pays. Pour représenter l’Ouest-de-l’Île, des équipes de Pierrefonds, de Dollard-des-Ormeaux, de Beaconsfield et de la région du Lac St-Louis.
Photo: Jacques Pharand
Sept provinces à Pierrefonds
Un tournoi de ringuette d’envergure nationale, un des plus gros au pays
L’association de ringuette de Pierrefonds-DDO était l’hôtesse d’un tournoi du 3 au 7 janvier qui se jouait au Sportplexe. Sept provinces, notamment le Québec, envoyaient leurs joueuses pour les représenter. Ces mêmes provinces se retrouveront dans les Territoires du Nord-Ouest en mars pour les Jeux du Canada.
« C’est quand même un gros tournoi. Des porte-parole de sept provinces du Canada participent. » La Colombie-Britannique, l’Île du Prince Édouard, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, le Manitoba, l’Ontario et, évidemment, le Québec étaient les provinces représentées. « Ce tournoi, qui existe depuis 30 ans, est le plus gros au Québec. », poursuit madame Côté-Fournier. Étant donné que l’effervescence des fêtes se faisait encore sentir, la période choisie pour le tournoi était la meilleure, selon madame Côté-Fournier : « Comme c’est tout de suite après le Jour de l’An, les parents et les enfants sont encore, pour la plupart, en congé. Cela permet donc aux gens des autres villes et des autres provinces de se déplacer. »
De 7 à 77 ans
Les joueuses étaient nombreuses et étaient étalées sur un large éventail d’âges : « Nous avons la section des tout-petits, de quatre à six ans. Les joueuses les plus âgées ont environ 55 ans. Ce sont les seniors; l’équivalent des Old Timers au hockey. Peu importe l’âge, en autant qu’elles sont capables de jouer. »
Ce gros tournoi, ce tournoi « national », se passait dans l’Ouest-de-l’Île parce qu’il s’agit presque d’une tradition chaque année. De plus, le nombre de joueuses d’ici est phénoménal. « Par exemple, des régions ont neuf associations de ringuette. Nous avons le même nombre de joueuses qu’eux, mais elles sont réparties dans seulement cinq associations. »
Du gros calibre
« Les parties devraient être excellentes dans toutes les divisions. Ça va être intéressant à regarder. » Les équipes étaient de haut niveau, comme le confirme Manon Côté-Fournier, l’organisatrice de l’événement, qui est un des plus gros au pays. « Beaucoup d'équipes sont provinciales et pas seulement de petites associations. » Certaines étaient à surveiller : « Dans la division AAA, les affrontements contre la Colombie-Britannique sont souvent difficiles. Dans la division Inter A, les deux équipes de Pierrefonds ont des chances d’aller en finale. » Karen Cross, entraîneuse pour la catégorie Benjamin et participante au tournoi, était consciente du haut niveau de jeu de cet événement, mais ses espérances ne s’en trouvaient pas diminuées pour autant : « Mes attentes sont hautes pour moi-même. Je vais là avec le but de gagner chacune et chaque partie. Je tiens les mêmes pensées quand j’entraîne. »
La préparation
L’entraînement en vue d’un tournoi d’ampleur nationale est crucial. Madame Cross, par exemple, doit préparer ses jeunes, mais aussi elle-même. « Pour ma propre préparation, j’ai essayé d’instaurer chez moi les mêmes pratiques que j’utilise pour les enfants. Je fais beaucoup de préparation mentale pendant la journée d’une partie. Je fais des exercices de visualisation. Pour les enfants, j’essaye de les avoir concentrés à partir du moment où ils entrent dans l’aréna. » Même si elle visualise la victoire, pour madame Cross, le but ultime est d’avoir du plaisir : « Quoiqu’il arrive dans la partie, je m’assure que les enfants ont du plaisir. C’est la plus importante partie du jeu selon moi. C’est ce qui a fait que je joue depuis 30 ans. »
Photo: Jacques Pharand