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Puzzle Danse

Improvisation libre sur le thème du départ, quatre chorégraphes se prêtent au jeu

par Corinne Laberge
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Article mis en ligne le 12 janvier 2007 à 16:34
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Puzzle Danse sera présenté à la Salle Pauline-Julien, le 4 février prochain, à 15h. La chorégraphe Ginette Laurin sera présente pour interagir avec le public. ">Puzzle Danse
L’événement Puzzle Danse sera présenté à la Salle Pauline-Julien, le 4 février prochain, à 15h. La chorégraphe Ginette Laurin sera présente pour interagir avec le public.
Puzzle Danse
Improvisation libre sur le thème du départ, quatre chorégraphes se prêtent au jeu
Un duo, de vingt minutes, construit autour de la thématique du départ; voici les seules contraintes qui ont été imposées aux quatre chorégraphes choisis pour prendre part à l’événement Puzzle Danse, un projet d’échange artistique entre le Québec et la France qui en est à sa seconde édition. Huit interprètes, quatre numéros, mais surtout quatre univers distincts, qui se rencontrent à travers la danse et la création.
En tournée dans neuf villes du Québec et à Ottawa, Puzzle Danse s’arrêtera à la Salle Pauline-Julien le 4 février prochain, pour présenter la mouture 2007 de cet événement contemporain qui avait remporté un franc succès à l’automne 2002. Au menu: les propositions de quatre audacieux chorégraphes, les Québécoises Ginette Laurin et Estelle Clareton et les Français Jean-Claude Gallotta et Isira Makuloluwe, soit deux figures de renom jumelées à deux étoiles montantes de la chorégraphie, réunies dans un seul spectacle! Quatre histoires fascinantes, quatre moments de danse et autant de façons inventives d’aborder un même thème.
Un deuil, une finitude
«J’ai choisi de travailler avec deux femmes, deux jeunes interprètes qui se complètent à merveille! Le duo m’a permis de poursuivre mon exploration du thème du double et, pour ce qui est du départ, je l’ai envisagé comme un deuil, une finitude, explique Ginette Laurin, fondatrice et directrice artistique de la compagnie de danse O Vertigo. Ça s’appelle Les Petites Feintes, car il y a tout un jeu avec le mouvement, un jeu où les jeunes filles apprivoisent la mort», ajoute la chorégraphe, qui figure parmi les chefs de file de la danse montréalaise.
«J’ai fractionné l’espace en deux zones; la lumière et la pénombre. Les interprètes, qui évoluent d’abord dans un corridor lumineux, pénètrent peu à peu dans la noirceur, font face à la mort et jouent avec elles. C’est énergique, dynamique et émouvant! Pas sombre du tout, contrairement à ce que l’on pourrait croire, indique Ginette Laurin. J’ai trouvé l’expérience très intéressante, car même si c’est un projet conjoint réalisé avec d’autres chorégraphes, les œuvres demeurent autonomes et nous disposons d’une grande liberté. Les limites de bases imposées sont, quant à elles, bien loin d’être contraignantes, car il vaut mieux avoir un cadre dans un domaine comme la danse, où tout est possible», révèle-t-elle.

Sri Lankais d’origine qui a étudié en Angleterre, en Espagne et aux États-unis, puis a fondé sa propre compagnie VIVID.danse en France, en 2000, Isira Makuloluwe invente une danse contemporaine atypique, qui se nourrit à même les influences de sa double culture sri lankaise et occidentale. Des chorégraphies fluides et puissantes, où l’émotion et la force s’opposent pour mieux se rejoindre. «Assauts intérieurs est une pièce de danse inspirée et adaptée des textes écrits par Jimmy, un jeune prisonnier condamné pour meurtre qui, encouragé par son amie analyste et thérapeute, écrit un livre qui raconte son histoire. Une vie de départs, de solitude, de grisaille et de saleté. Une histoire dans laquelle le temps avance, puis rétrograde… Un temps fait de rencontres volées au parloir, de temps morts», raconte le chorégraphe.
Danse ou théâtre?
«Il a fallu adapter mon langage de chorégraphe et de metteur en scène à un texte écrit. Le défi a aussi été de trouver une façon d’évoquer chaque rencontre différemment et de rendre compte des changements qui surviennent dans la vie de Jimmy, dans un environnement qui, lui, ne change pas du tout. Danse ou théâtre? Nous ne voulions pas les séparer, il fallait que le théâtre passe par la danse, qu’il y ait une sorte de métissage entre les textes et l’état réel des interprètes», soutient Isira. Aux démarches de Laurin et Makuloluwe, viennent aussi s’ajouter les points de vue personnels d’Estelle Clareton et de Jean-Claude Gallotta. Alors que la québécoise traite d’envol, de déchirure et de séparation à travers des gestes manqués ou oubliés, le célèbre chorégraphe français, lui, nous transporte au cœur d’une de ces rares histoires, où les adieux précèdent la toute première rencontre.

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