Enfin un répit pour le Complexe
Je vous avoue, d'emblée, que lorsque nous avons reçu le courriel nous informant d'une éminente entente de principe entre l'arrondissement L'île-Bizard–Sainte-Geneviève et le Complexe sportif Saint-Raphaël (CSSR), j'ai poussé un cri… de soulagement. Enfin, des jours meilleurs à l'horizon!
Des installations du genre au sein d'une communauté sont grandement appréciées et c'est une chance de les avoir. La vox populi de Cités Nouvelles effectuée dans le parc Eugène-Dostie, au printemps dernier, a démontré que les résidants utilisent les services offerts au Complexe et souhaitent les conserver. Un mince échantillon vous direz: cinq personnes, mais tout de même unanimes et d'accord pour que l'arrondissement vienne à la rescousse. Et à voir le stationnement bondé certains jours, il n'y a pas de doute, le Complexe est utilisé par plusieurs.
Mais elle aura été longue la période d'attente pour le CSSR qui a fait la manchette plus d'une fois dans le journal Cités Nouvelles et même dans La Presse, c'est tout dire. On peut comprendre que les dirigeants du CSSR en avaient assez d'être sur la sellette, rien de très bon pour les affaires.
Certains croient qu'il y avait acharnement. En faisant un survol rapide des ennuis qu'a rencontré le Complexe, l'évidence saute aux yeux. Des allégations de fraude, des erreurs de construction du bâtiment, de multiples changements d'administrateurs qui pleins de bonne volonté et d'optimistes en sont tous ressortis aigris, une dette faramineuse de plus de 4 M$ à la caisse populaire de Ste-Geneviève de Pierrefonds qui aura même eu des répercussions sur les ristournes. Sans oublier qu'une proposition aux créanciers a fait perdre des plumes à plus d'un fournisseur. Impressionnant!
Il y avait une espèce de syndrome qui planait au-dessus du Complexe, plusieurs auraient préféré qu'on se taise pour ne pas faire plus de mal qu'il y en avait déjà. Raison de plus pour en parler. Les résidants ont le droit d'être informés, d'autant plus que ce sont eux les premiers concernés et qui paient au bout du compte. Un service aux citoyens doit rester transparent, et cela, même quand ce qui s'y passe n'est pas toujours beau à voir.
Prudence, il faudra maintenant. Le CSSR est avant tout un organisme à but non lucratif qui rime avec bénévolat. Pour m'être investi personnellement dans ce genre d'aventure, les OBNL vivent en dent de scie dépendant des personnes qui y siègent et qui, à force de donner leurs temps et énergie, s'épuisent et abandonnent.
Enfin, de crise en crise, le CSSR est toujours vivant. Et cela, il faut quand même donner le crédit à tous ceux qui de près ou de loin, ont cru à son existence et ont pratiqué leurs influences aux bons endroits.