Les trous béants sur le chemin de l'Anse-à-l'Orme en disent long sur l'état actuel de la chaussée.
Photo: Stéphane Brunet
Senneville a contre courant
Demande de changement de statut du chemin de l'Anse-à-l'Orme
Le maire de Senneville, George McLeish, toujours en grogne contre le fonctionnement du conseil d'agglomération de la ville de Montréal, désire tout de même que celui-ci prenne sous son aile le chemin de l'Anse-à-l'Orme.
Dans un état lamentable, la route de l'Anse-à-l'Orme à la hauteur de Senneville exige une réfection majeure. Il en coûterait beaucoup à la petite municipalité pour effectuer les travaux, montant que le maire préfère dépenser à des endroits plus stratégiques dans sa petite communauté.
Par résolution, en novembre dernier, le conseil municipal a fait une demande officielle à la ville de Montréal afin que cette route devienne une route artérielle plutôt que locale. Pour l'instant, impossible de savoir où se situe cette missive. La ville centre est en train de réévaluer le statut des routes sur toute l'île et révise aussi sa grille d'évaluation. Le réseau des rues de Montréal est divisé en trois catégories: artérielle, collectrice et locale.
Selon André Lazure, aux communications de la ville de Montréal, l'Anse-à-l'Orme pourrait plutôt devenir une route dite collectrice et ainsi profiter des moyens financiers de l'agglomération pour s'offrir une cure de jeunesse. Elle resterait cependant sous la responsabilité de Senneville pour son entretien. «Il y a beaucoup d'aspects à considérer, a-t-il expliqué en entrevue téléphonique. Est-ce qu'on va privilégier les voies où il y a du transport en commun, ou bien les voies qui font des connexions entre les arrondissements?»
Point divergeant
Les maires des villes et arrondissements avoisinants ont donné leur appui à monsieur McLeish, sauf Bill Tierney, maire de Ste-Anne-de-Bellevue. Pour lui, il n'est pas question de donner plus d'autorité qu'il en a à l'agglomération. Il attend encore les feux de circulation sous le viaduc de la 20 qui devait être installés et assumés par l'agglomération. Une façon pour lui de démontrer son mécontentement. «Ça fait trois ans qu'on attend, a-t-il clamé. L'agglo n'a pas montré ses capacités à assumer ses responsabilités. Le ministère vient de dépenser 15M $ [viaduc] et Montréal ne veut pas dépenser 400 000 $ pour accélérer la circulation et assurer la sécurité des piétons.»
Le chemin de l'Anse-à-l'Orme, à la hauteur de Senneville, n'a certes pas le même achalandage que bien des axes principaux de l'Ouest-de-l'Île. Monsieur Lazure souligne que cette voie de circulation est quand même importante puisqu'elle se relie à l'autoroute 40. Selon lui, le sort de l'Anse-à-l'Orme et des automobilistes qui l'empruntent sera connu en mai prochain, lors de l'annonce des travaux de réfection des routes pour la période estivale de 2007.
Photo: Stéphane Brunet