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Le retour des bûcherons à Ste-Anne-de-Bellevue

par Katy-Ann Thibault-Maroist
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Article mis en ligne le 5 février 2007 à 15:31
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Le retour des bûcherons à Ste-Anne-de-Bellevue
L’activité de bûcheronnage de Ste-Anne-de-Bellevue, sur le campus Macdonald de l’Université McGill, a attiré 25 équipes. Billots de bois, haches, arbres et feux étaient manipulés par les bûcherons et bûcheronnes des universités et collèges du Canada et des États-Unis. Photo Stéphane Brunet
Le retour des bûcherons à Ste-Anne-de-Bellevue
Le bûcheronnage peut être révolu selon certains, mais il n’est pas disparu. Le 27 janvier, la 47e compétition collégiale et universitaire annuelle s'est tenue au Campus Macdonald de Ste-Anne-de-Bellevue
Pour la 47e édition consécutive, l’Université McGill a organisé cette compétition qui comprenait pas moins de 25 équipes participantes, du Québec, de l’Ontario, des Maritimes et du nord des États-Unis. Ce type de compétition n’est pas commun, il n’y en a que quatre par année au Canada. « La prochaine sera à Edmonton, mais à l’intérieur. Ça sera plus agréable parce que samedi dernier, il faisait très froid », annonce Lise Wood, de Macdonald Athletics et responsable de l’activité. Le caractère peu commun de l’activité a attiré une foule de curieux. « On ne voit pas souvent des gens qui ont des habiletés avec les haches et les scies et qui font des expériences en lien avec le bois. »
De la chevalerie à aujourd’hui
Mme Wood fait un parallèle entre la chevalerie et le bûcheronnage : « À l'époque de la chevalerie, la victoire d'un tournoi nécessitait une lance solide et une épée tranchante. Les combattants de l'ère moderne, appelés à faire preuve de leurs habiletés lors de la compétition annuelle d'abattage, ont dû s'armer d'une hache et d'une scie à chaîne performantes. » Avec ces outils de coupe, les bûcherons et bûcheronnes participaient à 14 épreuves, dont plusieurs étaient particulières : le lancer de la hache, l’escalade d’arbres, la transformation d’un bloc de cèdre en un feu puissant…
Ces exercices nécessitent un grand travail d’équipe, selon Helen Garland, de Beaconsfield, qui participait à l’activité : « Il faut travailler et être en équipe. On doit rester ensemble et se parler quand on est en train de faire des événements, sinon on fait des erreurs, comme ça a été le cas pour nous la fin de semaine dernière. » Mme Wood conclut : « Les activités démontrent les aptitudes des bûcherons et bûcheronnes. Les gens qui habitent sur les camps ont besoin de ces habiletés. »
Le retour aux sources
Plusieurs facteurs ont facilité la venue des gens : « C’est gratuit et facile d’accès. », explique Mme Wood. « Cette activité attire de plus en plus de gens parce qu’elle retourne dans le passé. Je vois une différence chaque année. » Avec une activité comme celle-là, on se rapproche des sources, de la terre, de la nature, de notre patrimoine et des origines de notre culture. « Moi, dit madame Garland, je le fais parce que j’aime ça, c’est original et inhabituel. Il y en a qui font ce sport parce qu’ils ont vu ça à la télévision, d’autres parce que ça touche les valeurs traditionnelles québécoises de nos ancêtres. »

Photo Stéphane Brunet

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