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Les premiers répondants bientôt à nos portes

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Article mis en ligne le 5 février 2007 à 15:33
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Les premiers répondants bientôt à nos portes
La dernière étape de l’implantation d’un service de 2000 premiers répondants est mise en branle et seront répartis sur toute l'île de Montréal. Photo: Stéphane Brunet
Les premiers répondants bientôt à nos portes
Montréal, le Service de sécurité incendie (SIM) et l’Association des pompiers (APM) ont signé une entente visant à entreprendre la dernière étape de l’implantation d’un service de 2000 premiers répondants qui combleront un vide dans les systèmes d’interventions à la population.
Sur trois ans, le triumvirat ville-SIM-APM compte sauver entre 180 et 270 vies en injectant 28 millions de dollars dans le processus. De ce montant, 14 millions proviendraient de la ville même, et 14 millions de la capitale. Suite à cette période, Québec compte allouer un budget « basé sur les mesures de performance jusqu’à concurrence de 7 millions » pouvait-on lire dans le communiqué.
Mettre en place la machine
Le projet vieux de cinq ans, né des lendemains de la transformation de l’île de Montréal en 19 arrondissements, n’a rien à voir avec le 11 septembre. La nécessité de répondre rapidement en cas de sinistre majeur préoccupait déjà les instances municipales aux dires du chef de la direction du SIM Richard Liebman.
L’organe interviendra aussi dans des cas de moindre échelle tels les « séquelles chez des victimes d’urgences vitales, de traumatismes sévères et d’autres malaises de priorité 1. » On affirme que ce mécanisme diminuerait aussi les dépenses liées au réseau de la santé montréalais tout en s’adaptant à de nouvelles réalités tel le vieillissement de la population.
Dans la cour des grands
Le défi s’annonçait être de taille : devoir d’harmoniser 17 conventions collectives et fondre les 22 services relatifs à la santé en un seul capable de combler tous les besoins. Selon M.Liebmann une grande part du travail était déjà accompli puisque Montréal possédait les ressources nécessaires : « Il ne manquait plus que la mise sur pied d’un seul organe cohérent », a-t-il complété.
Au Canada, Toronto est déjà équipée d’un tel service. À ses côtés, ses voisines américaines New York, Los Angeles et Seattle se rangent parmi les six initiées au service des premiers répondants. M. Dauphin, responsable de la sécurité publique, se dit heureux de cette entente déclarant qu’une « étape cruciale a été franchie » et que « les partis ont fait preuve de persévérance et de vision. »
La dernière étape
En juillet dernier, la SIM et l’APM avaient signé un accord jetant les modalités administratives et académiques des futurs intervenants. La formation des pompiers de Montréal se fera par l’entremise d’Urgences-santé qui accordera une accréditation permettant ainsi aux combattants du feu d’agir auprès des victimes. Ils pourront « fournir les soins d’urgence requis en faisant l’évaluation et la stabilisation dans l’attente des techniciens ambulanciers. »
Au total, neuf phases réparties jusqu’en 2009 permettront aux acteurs d’acquérir la formation nécessaire. M. Liebmann a tenu à souligner que la force d’un tel système réside dans le fait que les services de pompier sont répartis également sur tout le territoire de la nouvelle ville. L’efficacité d’intervention s’en trouve donc décuplée.

Photo: Stéphane Brunet

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