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Il court, elle court, ils courent

par Katy-Ann Thibault-Maroist
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Article mis en ligne le 12 février 2007 à 12:03
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Il court, elle court, ils courent
Linda Tossini et son mari, Per Ekegerd, sont des coureurs de marathon qui résident à Pierrefonds. Évidemment, leurs chemins se sont croisés dans un marathon, il y a de cela plusieurs années… Ils ont une histoire individuelle à travers un parcours commun. Ils visent le même but, à quelques différences près.
Elle…
À 45 ans, Linda Tossini doit combiner son entraînement à sa carrière et à sa famille. Comment fait-elle pour organiser un horaire si chargé et ne pas négliger ses activités sportives. « La course, c’est comme une vitamine pour moi. J’ai besoin d’en faire tous les jours. C’est comme une pilule de joie chaque fois. Je me dis que je suis chanceuse d’avoir ça, d’avoir la capacité mentale et physique de le faire. » Pour elle, la course n’est pas simplement un sport, « c’est aussi un style de vie. Tu ne peux pas courir 20 km si tu étais ivre la veille! J’ai déjà fumé et ça ne correspondait pas à mon « décor ». J’ai donc remplacé la cigarette par le sport. J’ai changé mon mode de vie au complet. »
Aujourd’hui, elle est en forme et elle aime comment elle se sent. « Si je ne fais rien pendant deux jours, mon corps se sent mal, on dirait que je n’ai plus de colonne vertébrale. » John Lofranco, entraîneur pour le club Boréal, donne son opinion sur Linda : « Elle est vraiment énergique et l’avoir dans notre groupe est très important pour tout le monde. Pour la motiver, je lui dis combien elle manque à tous quand elle ne peut venir aux pratiques. » Linda se dit contente d’elle-même et n’est pas la seule; ses enfants ressentent une grande fierté par rapport à leur mère et la vantent. Ils disent à leurs petits amis : « ma mère court 42,2 kilomètres », en prenant bien soin de souligner les 0,2 km.
…Et lui
Per Ekegerd est coureur élite, il court au-dessus de 100 kilomètres par semaine. « Per est de loin le plus en forme du club et il est capable d’en gérer beaucoup plus que le reste des coureurs. Il s’est même entraîné seul l’an dernier », nous apprend M. Lofranco. Selon Per, son corps est tout simplement entraîné pour pouvoir, par exemple, courir 30 kilomètres sans arrêt et sans flancher. « Je planifie mes courses, c’est une balance délicate pour trouver le maximum de performance pour ne pas aller trop vite ni trop lentement. Il faut avoir de l’énergie à la fin même si on part vite. »

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