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Le Défi hivernal de L’Île-Bizard, toute une course!

par Katy-Ann Thibault-Maroist
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Article mis en ligne le 19 février 2007 à 16:12
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Le Défi hivernal de L’Île-Bizard, toute une course!
D'un à dix kilomètres, le choix est là pour les coureurs du Défi hivernal de L’Île-Bizard, qui avait lieu dimanche passé. Photo: Alexis K. Laflamme
Le Défi hivernal de L’Île-Bizard, toute une course!
Un parcours difficile, une inclinaison, des surfaces enneigées et glacées, rien de moins pour les 658 coureurs de tous âges qui ont sillonné le sentier prévu à cet effet pour les quatre courses distinctes. D’un à dix kilomètres pouvaient être courus dimanche dernier lors du 11e Défi hivernal de L’Île-Bizard.
Les courses organisées sont peu communes pendant l’hiver, mais celle de L’Île-Bizard est très importante pour diverses raisons. Michel Brochu, le président du défi, précise : «C’est un point de départ pour vérifier notre forme physique et où on en est.» Cet événement fait partie des dix autres courses du Circuit de Course à pied du Grand Montréal « Endurance ». À la fin de l’année, un gala est organisé pour les fidèles. Le circuit réunit plus de 10 000 coureurs pendant l’année.
La résurrection de la course
La course sur ce parcours de L’Île-Bizard existe depuis 21 ans, mais a failli mourir il a trois ans. «Les organisateurs avaient décidé de laisser tomber la course. Personne ne s’en occupait, alors je l’ai pris en charge, explique Jean-Pierre Champagne. C’est la seule course en hiver qui existe sur l’Île de Montréal ou à peu près et il n’y en a pas beaucoup ailleurs. Ça a toujours été dans le décor, alors je trouvais ça triste de la laisser tomber.»

Le fonctionnement de l’organisation de cette course est particulier : «N’importe qui peut s’occuper de gérer la course. Le but est d’aider des associations ou des clubs sportifs de jeunes à se financer», nous apprend André Paquette, secrétaire-trésorier pour la course. Les dernières années, il s’agissait du Club de Course à Pied les Traine-Savates de L’Île-Bizard. Cette année, «les Vadrouilleurs de Vaudreuil ramassent des fonds pour envoyer en Italie le club de volleyball les Citadins», poursuit M. Paquette.
Une dure épreuve
«Il faisait -11°C en plus du vent qui refroidissait l’air», témoigne M. Paquette. Le froid n’aide pas les coureurs et le parcours n’est pas facile. Martin Rivest est un résidant de L’Île-Bizard qui participe habituellement à la course du Défi hivernal. Les gens sont habitués de le voir courir avec son garçon de 4 ans et avec le cadet dans sa poussette. Cette année, M. Rivest s’est blessé, il n’était donc pas présent, mais il commente le trajet du Défi hivernal : «Il y a de la neige et de la glace sous les pieds et où il n’y en a pas, on doit monter une pente.» Avec ces conditions relativement ardues, le nom de «défi» prend tout son sens. «L’hiver est une période pendant laquelle on ne court pas souvent, cette course donne un petit coup d’hiver aux coureurs. Parfois, on a des hivers plus durs. Ça n’a pas toujours été agréable, mais les gens venaient quand même. Les coureurs adorent ça, c’est pour ça qu’on la garde en vie», nous apprend M. Champagne. Comme ce n’est pas un parcours de performance, le Défi hivernal est une belle occasion de se mesurer à soi-même.



Photo: Alexis K. Laflamme

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