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Sincèrement Clémence

par Corinne Laberge
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Article mis en ligne le 23 février 2007 à 17:23
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Sincèrement Clémence
Clémence Desrochers sera en spectacle à la Salle Pauline-Julien, les 3 et 4 mars prochains, à 20h. Photo: Courtoisie
Sincèrement Clémence
Armée de son enthousiasme et de sa spontanéité légendaires, Clémence Desrochers remonte sur les planches pour présenter un spectacle inspiré de son plus récent album Mes classiques en public. Une occasion de revisiter le répertoire pas banal de cette grande dame du monologue à la rime infatigable!
Fidèle à elle-même — c'est-à-dire à cette verve aiguisée et à cet incontournable sens de la répartie qui ont fait sa renommée — Clémence Desrochers est de ces personnes qui ont tout simplement choisi de ne pas donner de répit! Cela, tout journaliste qui l’appelle pour une entrevue avant midi devrait, sinon l’avoir saisi, être au moins suffisamment dégourdi pour se mesurer à ce bout de femme à la rapidité d’esprit et à l’humour bien ciblé. Car Clémence ne laisse rien passer et, croyez-moi, certainement pas la chance de se moquer si vous lui offrez l’opportunité! Or, gare aux voix matinales tout juste issues des bras de Morphée, parce que votre interlocutrice risque fort de vous secouer d’un: «Bon, tu viens d’allumer là! Quoique, c’est vrai qu’il est encore tôt…»
De 1957 à 2007
La topless, Je ferai un jardin, Je vis ma ménopause et Ida et Emma au centre d’écueil, font partie des grands succès de Clémence Desrochers. Des chansons, poèmes et monologues immortels, qu’elle a réunis dans Mes classiques en public, son dernier-né qu’elle transporte maintenant en tournée à travers les salles du Québec. «C’est lors d’une série de spectacles que j’ai été invitée à donner au Petit Champlain de Québec que j’ai eu le goût de replonger dans cette aventure, qui a véritablement commencé en 1957 et à laquelle j’ai mis un terme, à peu près à l’époque de ma ménopause », sourit Clémence.
«J’ai fait quelques soirs, puis je me suis arrêtée pour me laisser désirer! Vous savez, il faut beaucoup de courage pour faire des spectacles et quand ça fait cinquante ans que vous êtes dans le métier, il y a une certaine lassitude qui s’installe. Mais la scène procure un grand plaisir renouvelé chaque soir par le contact avec le public, une émotion qu’il est impossible de retrouver ailleurs. J’y suis revenue parce que c’est ce que je veux et ce que j’aime, ce qui me permet de continuer à me sentir vivante», confie-t-elle.
Réaliste et sans prétention
Assistée au piano et à l’accordéon par Steve Normandin, de même qu’au violon alto par Jean René, Clémence chante ses histoires sympathiques avec cet humour particulier et cette poésie bien articulée livrés sans prétention, qui lui valent la complicité des gens depuis longtemps. «J’ai choisi, parmi la quantité de textes que j’ai écrits, les thèmes intemporels qui touchent encore le public et le font rire. On est tous pareils à la fin, non? Nous sommes des humains, avec nos forces et nos faiblesses, nos instants parfois drôles, parfois graves ou très intenses. Je suis une femme réaliste et j’aime les choses qui se vivent, voilà tout!»

Photo: Courtoisie

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