Le 1er mars prochain, les frais de retard augmenteront de dix cents à la bibliothèque de Roxboro.
Photo: Marie-Claude Simard
Harmonisation des amendes
La bibliothèque de Roxboro suit le pas
À partir du 1er mars prochain, les frais de retard augmenteront à la bibliothèque de Roxboro. Suivant le pas dans une démarche d’harmonisation, les amendes de la plus vieille bibliothèque de la région, s’ajusteront à celles en vigueur à Pierrefonds.
Les frais de retard passeront de dix cents par jour à vingt cents, et l’étape suivante dans le processus d’harmonisation, sera l’installation en 2008 du système informatique Millenium qui reliera toutes les bibliothèques de la ville de Montréal. Les bibliothèques Pierrefonds et Roxboro ne forment désormais qu’une seule bibliothèque gérée par l’arrondissement Pierrefonds-Roxboro. «Nous sommes en période de transition», explique Katayoon Crerar, Chef de division à la bibliothèque de Roxboro, «mais nous gardons tout de même notre autonomie dans les décisions relatives au fonctionnement de notre établissement.»
À la bibliothèque de Pierrefonds, la somme annuelle accumulée en frais de retard s’élève à 57 000 $ annuellement. À Roxboro, petite bibliothèque logée sur la rue Cartier qui gagnerait à être mieux connue de tous, la somme amassée est beaucoup plus modeste, soit 3 000 $, mais devrait doubler l’année prochaine, suite à l’augmentation des frais.
«Ces revenus restent à l'arrondissement et sont entièrement réinvestis dans les activités des bibliothèques, dont l'achat de livres», affirme Johanne Paladini, responsable des communications à l’arrondissement Pierrefond-Roxboro. Notons que le budget annuel des deux bibliothèques regroupées s’élève à 1 930 000 $ et que les frais de retard constituent environ 3 % de cette somme.
À la bibliothèque de L’Île-Bizard, les frais de retard accumulés s’élèvent à 10 000 $, et sont retournés à l’arrondissement L'Île-Bizard-Sainte-Geneviève. Les amendes sont sévères également lorsque les documents empruntés reviennent endommagés. «Avant de quitter les lieux, assurez-vous de vérifier le bon état de tous les documents que vous empruntez; il faut nous les rapporter tels quels!» Telle est la recommandation donnée aux abonnés, car dépendamment de l’achalandage, les employés au comptoir des retours peuvent mener un examen minutieux des livres retournés.
Ce resserrement de la vigilance, instauré en 2004 a un effet bénéfique sur l’état actuel des documents. «On se souvient de DVD revenus avec des marques de crocs sur le boîtier», explique Robert Potvin, chef de division à la bibliothèque de L’Île-Bizard.
Les abonnés qui n’osent plus se montrer au comptoir de leur bibliothèque, car les livres qu’ils doivent sont en retard et ont été mâchouillés par leur chien, peuvent toujours attendre la journée de l’amnistie, jour où tous les péchés s’effacent dans les bibliothèques de la ville de Montréal. Pour la première fois en avril dernier, les bibliothèques de Pierrefonds, Roxboro et L'Île-Bizard ont participé à cet événement. Cependant, plusieurs années s’écouleront peut-être avant la tenue d’une prochaine journée de l’amnistie. Il serait peut-être plus sage de payer son dû et ainsi de contribuer quelque peu à l’épanouissement de sa bibliothèque.
Photo: Marie-Claude Simard