Des hauts et des bas pour Kathy Tremblay
Pratiquant le triathlon depuis l’âge de 12 ans, mais étant sur la scène internationale et dans les médias depuis quelques années seulement, Kathy Tremblay, de Pierrefonds, ne passe pas une journée sans s'entraîner pour atteindre son rêve.
Un changement survenu récemment dans la vie de Kathy a ravivé la flamme pour sa passion: le triathlon. «En octobre, on a changé de club mon copain et moi. On est maintenant au Club Triolax, de Vaudreuil-Dorion, un des plus gros au Québec. J’ai commencé à faire du triathlon parce que j’avais un plaisir fou à le pratiquer et parce que j’adorais l’ambiance. Depuis que je suis au club de Vaudreuil, j’ai retrouvé ce sentiment de manière profonde. Plusieurs de mes besoins y sont satisfaits, soit l’appartenance et l’amour, ainsi que le plaisir et la réalisation de soi», a dit Kathy, en faisant référence à la pyramide de Maslow.
B-210, l’outil vers le succès
Kathy est désormais entourée de professionnels qui prennent soin de son corps, de son «F-1», comme elle se plaît si bien à le surnommer. Des chiropraticiens et massothérapeutes lui «procurent tout le nécessaire, affirme-t-elle. Ils font en sorte que ton bolide [corps] soit maximisé à 100 % et que tu ramènes une médaille. Les gens que je côtoie sont des personnes qui veulent des médailles d’or. Avant, j’étais un peu seule à vouloir cela. D’être entourée de professionnels qui travaillent comme toi, ça garde tes objectifs élevés.»
«Avec cette équipe qui la supervise, on va à l’origine des bobos. On travaille avec les qualités et les faiblesses de l’athlète», déclare Philippe Bertrand, l’entraîneur de Kathy.
Depuis qu’elle a changé de club et d’entraîneur, Kathy s’entraîne en visant des objectifs très précis: «Maintenant, ce n’est plus une question d’entraînement, on est rendus à travailler sur des détails parce que c’est ce qui peut me fatiguer en une heure et demie de course, par exemple. On change beaucoup les petits réflexes, les mauvais plis que j’avais. Je performais déjà en coupe du monde, j’étais quand même bonne, mais aujourd’hui, je peux pratiquer mon sport plus longtemps, d’une meilleure façon, plus vite et pas blessée.»
Des résultats concrets
Depuis que tous ces changements sont arrivés dans la vie de Kathy, une amélioration notable a été remarquée, tant par elle que par ses pairs. «Au début, quand Kathy est arrivée à Montréal, elle se cherchait un peu, elle avait quitté beaucoup de choses. Elle était blessée et ses affaires n’allaient pas très bien. Elle ne pratiquait pas le triathlon à la hauteur de son talent. D’année en année, elle faisait de mieux en mieux. Cette année, c’est la première fois où elle n’a pas de bobo et où elle n’est pas limitée par les blessures», explique David-James Taché, l’amoureux de Kathy, qui est premier au Québec en triathlon. La principale intéressée approuve: «Je ne me suis jamais aussi bien senti à ce temps-ci de l’année. Je me sens vraiment d’attaque.»