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Clash

Un vrai show de danse

par Corinne Laberge
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Article mis en ligne le 16 mars 2007 à 11:54
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Clash sera présenté à la Salle Pauline-Julien le 23 mars prochain, à 20h. Un apéro-danse animé par le comédien et metteur en scène Martin Faucher précèdera le spectacle. Photo: Courtoisie">Clash
Clash sera présenté à la Salle Pauline-Julien le 23 mars prochain, à 20h. Un apéro-danse animé par le comédien et metteur en scène Martin Faucher précèdera le spectacle. Photo: Courtoisie
Clash
Un vrai show de danse
Des costumes bleu vif, jaune citron et rouge écarlate, des ambiances urbaines contrastées au style tantôt lascif, tantôt pop ou à saveur disco, combinés à une gestuelle de caractère énergique et audacieux, c’est ça Clash! Des tableaux variés se succédant à un rythme effréné, un enchaînement de chorégraphies qui forment une sorte de kaléidoscope d’impressions de la vie.
Si désir, compétition, affrontement, séduction et dépassement de soi font inévitablement partie des contrastes de l’adolescence, ils se bousculent aussi dans l’univers machinal des adultes, où la course à la performance tend vers l’excès. Où sommes-nous prêts à aller pour être les premiers, les meilleurs? L’interprète et chorégraphe Harold Rhéaume — président et directeur artistique de la compagnie Le fils d’Adrien danse — et son équipe ont abordé la question dans Clash. Un spectacle de danse contemporaine qui colle à la réalité des quatorze ans et plus, le public cible auprès duquel la troupe a validé son travail à maintes reprises au cours du processus de création, qui a débuté à l’automne 2004.
Rallier le grand public
«Dans ma démarche personnelle de chorégraphe, j’en suis venu peu à peu à chercher à rendre la danse contemporaine plus accessible, car j’ai trop souvent entendu des commentaires de spectateurs à l’égard de cette forme d’art, considérée comme sombre, pointue et hermétique, explique Harold Rhéaume. Clash est un peu l’aboutissement de cette réflexion que j’avais amorcée en 1999 avec Écho, puis avec F.U.L.L. en 2003. Je veux bien faire un art contemporain, mais dans la mesure où cet art est compris et ressenti, sans devoir être constamment expliqué. On perd beaucoup de joueurs quand on propose aux gens des spectacles de danse qu’ils ne comprennent pas et devant lesquels ils se sentent idiots ou exclus. Moi je veux que mon show soit reçu et perçu le plus simplement possible», poursuit-il.
Démystifier la danse contemporaine ne veut cependant pas dire qu’il faille absolument faire des compromis artistiques, c’est pourquoi Harold Rhéaume prend soin de continuer d’en mettre plein la vue aux inconditionnels et aux gens du milieu. «J’essaie d’ouvrir sur un public plus large, sans toutefois tomber dans la facilité. Au contraire, c’est un défi de continuer à intéresser ceux qui évoluent depuis longtemps dans cet univers, tout en donnant aux initiés les clés pour qu’ils entrent dans la maison, plutôt que de rester sur le seuil. Il faut rendre les codes plus compréhensibles, si on veut que les gens se sentent invités dans le spectacle et non assis sur leur chaise en train de se demander ce que c’est!», estime le chorégraphe.
De la danse, comme la vie
Conçue pour cinq interprètes, trois danseurs et deux danseuses, Clash est une pièce ludique et intimiste qui propose une série d’histoires en duos, en trios et en solos. Des scènes imaginatives inspirées du quotidien, qui nous transportent dans l’univers tout en contrastes, de personnages urbains aux prises avec leur image. «Clash est une chorégraphie basée sur la vie. On passe de moments plus dramatiques à des instants plus légers, comme ces montagnes russes que nous vivons tous les jours, chacun à notre façon. C’est festif, il y a de la couleur, une énergie de groupe et un véritable plaisir de danser, car je voulais que ce soit d’abord et avant tout un show!», conclut Harold Rhéaume.

Photo: Courtoisie

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