Le candidat libéral de Jacques-Cartier se présente dans une circonscription qui vote traditionnellement pour ce parti.
Photo: Marie-Claude Simard
Le point de vue libéral
Geoffrey Kelley, candidat libéral dans Jacques-Cartier
Geoffrey Kelley, s'apprêtait à faire du porte-à-porte dans l'averse de neige, lorsque le Cités Nouvelles l'a contacté, il y a quelques jours. Ce jour-là, non seulement des flocons lui sont tombés sur la tête, mais l'attention médiatique s'est arrêtée sur lui.
La Presse a présenté un dossier dans lequel la journaliste décrivait sa circonscription comme la plus riche d'entre toutes. «Une moyenne, même si elle se base sur des chiffres exacts, cache toujours la réalité de certains citoyens», explique le candidat libéral. «Il y a dans le comté de Jacques-Cartier des aînés qui, même s'ils vivent dans une belle demeure acquise depuis plusieurs années, éprouvent des difficultés à faire face à l'augmentation du coût de la vie avec leur salaire fixe de retraité», poursuit-il.
Député libéral de cette circonscription depuis 1994, élu à 87 % aux dernières élections, le père de cinq enfants ne tient pas les 50 000 électeurs de sa circonscription pour acquis, dit-il. Il insiste pour aller à la rencontre des citoyens des villes de Pointe-Claire, Saint-Anne-de-Bellevue, Beaconsfield et Baie d'Urfé, dans les centres d'achats, les sept gares de train de la région, dans leur demeure. Pour le politicien de 52 ans, qui a grandi à Beaconsfield, ce n'est pas la moyenne salariale élevée des électeurs qui explique qu'il fait bon vivre dans Jacques-Cartier. «C'est plutôt l'esprit communautaire et le sens du bénévolat qui y règnent.»
Défis à venir
Geoffrey Kelley, ministre délégué aux Affaires autochtones, considère que le plus grand défi que devra surmonter le prochain gouvernement demeure le système de santé. «Nous avons réussi à renverser la tendance, mais il reste du travail à faire, et nous allons continuer dans la même direction.» Il continuera à défendre le fédéralisme, cher à ses électeurs.
Bien sûr, même s'il se retrouvait dans l'opposition, l'ex-professeur d'histoire continuerait de servir le public en politique. «Être dans l'opposition, c'est comme être dans une interminable adolescence. Il faut se faire un devoir de critiquer, de constamment faire des demandes. Je décris toujours le Bloc québécois comme une adolescence prolongée: ils sont voués à critiquer, faire des crises et demander les clefs de la voiture à perpétuité!»
L'éducation est également un volet qui lui tient à cœur, étant donné qu'il a lui-même œuvré en tant que chargé de cours à McGill et John Abbott, et enseignant suppléant dans une école secondaire de la Rive-Sud. «Je sais ce que c'est que d'être sur appel, d'attendre que le téléphone sonne pour savoir si je travaille le jour même!»
Photo: Marie-Claude Simard