Elahé Machouf, militante féministe et candidate du Parti Québec solidaire dans Nelligan.
Photo: Marie-Claude Simard
Une citoyenne du monde, d’abord et avant tout
Elahé Machouf, candidate du Parti Québec solidaire dans Nelligan
Originaire de l’Iran, Élahé Machouf s’est engagée à fond, dès son arrivée au Québec, dans la défense de nombreuses causes sociales. Portée par des idéaux de liberté, solidarité, égalité, justice sociale et paix, elle se considère d’abord et avant tout, une citoyenne du monde.
Profondément irritée par les traditions politiques des partis établis, Elahé Machouf admet avoir annulé son vote à maintes reprises depuis son arrivée au pays en 1989. Qualifiant le climat politique actuel de véritable chicane de clocher, elle déplore l’absence de son Parti au débat des chefs qui a eu lieu la semaine dernière. «C’était un véritable combat, mené par trois hommes, et arbitré par un homme», renchérit-elle.
Infirmière retraitée, militante féministe et représentante syndicale, Elahé Machouf a fait la rencontre de Françoise David lors de la marche des femmes de 1995, désignée par le slogan «Du pain et des roses», à laquelle elle a pris part, avec un regroupement de femmes iraniennes. Aujourd’hui, Québec Solidaire est le seul parti qui réponde à ses aspirations.
La conciliation travail-famille, l’élimination de la pauvreté et le changement du mode de scrutin sont selon Élahé Machouf, les dossiers les plus pressants à régler. Pour ce qui est de l’option souverainiste que propose son parti, elle tient à rassurer les électeurs de Nelligan, qui ont voté en masse pour le Parti libéral en 2003. «La souveraineté n’est pas un but que l’on se fixe à tout prix, mais une voie possible, par laquelle notre projet social pourrait se réaliser», explique-t-elle.
Dans le dossier de la santé, l’infirmière retraitée travaillerait à améliorer les conditions de travail des infirmières. Pour ce qui est de l’éducation, la mère de famille et grand-mère de trois petits-enfants, n’a pas de projet particulier. «Mes enfants sont grands», explique-t-elle.
Installée dans l’Ouest-de-l’île depuis 1989, vivant avec sa famille dans une grande demeure nouvellement construite sur le bord de la Rivière-des-Prairies, madame Machouf a pris part au mouvement d’opposition contre le développement résidentiel massif dans le secteur des Rapides du cheval blanc.
Photo: Marie-Claude Simard