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La politique, un jeu d'enfants

Louise Brassard par Louise Brassard
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Article mis en ligne le 16 mars 2007 à 16:57
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La politique, un jeu d'enfants
La politique, un jeu d'enfants
À chacune des élections, qu'elles soient municipale, provinciale ou fédérale, l'arrivée des affiches de partis suscite un tas de questions chez les enfants. Ils veulent comprendre eux aussi. Je suis étonné chaque fois de voir à quel point ils sont touchés par ce changement de décor. Après quelques explications basiques, ils mettent les pions en place et ça devient un simple jeu d'association.

Pendant que je suis encore en train de penser quelles explications je pourrais ajouter [croyant qu'ils n'ont rien compris], les voilà qui s'amusent déjà à jumeler les candidats avec leur chef. Ça me paraissait compliqué, pourtant. «Bien non, c'est simple maman, les grosses, grosses pancartes avec la main sur le menton, c'est avec le Parti libéral, et puis les autres, c'est écrit dessus de toute façon.»

À la sortie de leur patelin, ils se rendent bien compte qu'il y a de nouveaux visages. Oups, pas fous, nos rejetons appliquent les mêmes règles et ça marche, mais le questionnaire ne s'arrête pas là pour autant. «Pourquoi ce n'est pas le même monsieur?» Une envie soudaine me prend de répondre «parce que», mais il faut bien faire son travail de parents et les éduquer un peu.

C'est à ce moment que ça se complique. Il faut tout d'abord réfléchir avant de s'aventurer dans des explications qui pourraient amener son lot de sous-questions. Et puis, on se lance. Maman ou papa [ou bien les deux en même temps] se chicane pour donner le cours 201 sur les élections: notion circonscription. Par magie, on se rend compte qu'ils ont encore une fois tout compris. Pour eux, rien de plus simple, il n'y voit que des territoires à conquérir, un jeu de plus en plus intéressant.

Dans l'Ouest-de-l'île, on sent bien que les différentes organisations politiques n'ont pas toutes le même arsenal. Entre les 300 quelques affiches libérales par circonscription, dont certaines de format géant (4 pieds X 8 pieds), nous avons fini par voir apparaître ici et là celles des candidats adéquistes et péquistes. Il y en a des vertes aussi, sans visage, mais avec une couleur qui veut tout dire et surtout un message: «Je vote».

Ah oui, j'oubliais les flèches, orange, «Négligé par le Parti libéral», qui ont d'ailleurs demandé un peu plus d'explications élaborées et de détour pour les faire entrer dans les règlements du jeu, surtout lorsqu'elles sont directement pointées sur les écoles. L'enfant se sent personnellement concerné: «Qu'est-ce qu'elles ont de négligées les écoles?» Finalement, ça n'a pas de fin cette histoire, seulement une façon de démontrer l'impact d'une campagne électorale dans le quotidien. Ça ne change pas grand-chose, la vie continue et dire que bientôt, il y aura déjà d'autres visages sur nos poteaux.

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