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Aaatchoum!

Un élan de folie clownesque

par Corinne Laberge
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Article mis en ligne le 23 mars 2007 à 16:36
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Aaatchoum! sera présentée à la Salle Pauline-Julien, le dimanche 1er avril prochain, à 15h. Une pièce tout à fait à propos pour souligner le poisson d’avril! Photo: Courtoisie ">Aaatchoum!
Aaatchoum! sera présentée à la Salle Pauline-Julien, le dimanche 1er avril prochain, à 15h. Une pièce tout à fait à propos pour souligner le poisson d’avril! Photo: Courtoisie
Aaatchoum!
Un élan de folie clownesque
Le Théâtre de l’Aubergine présente Aaatchoum!, la pièce créée spécialement pour souligner ses trente ans d’existence. Une comédie d’erreurs acrobatico-musicale, mettant en vedette cinq fanfarons aux personnalités imprévisibles et colorées. Des êtres excentriques qui n’ont pas fini de vous faire rire et de vous toucher aussi… Parce qu’être clown c’est bien plus qu’un métier, c’est un mode de vie!
Un Hollandais spécialisé dans la jonglerie qui fait aussi dans l’espièglerie, un clown musicien au talent certain, une chanteuse sans humilité qui veut tout contrôler et n’en fait qu’à sa tête étrangement coiffée, un chef d’orchestre discret qui évite les extravagances pour sauver les apparences, doublés d’un grand naïf trop à l’étroit dans ses habits, qui tente tant bien que mal de veiller au bon fonctionnement de tout ce cafouillis. Les voici: Goos (Meeuwsen), Olivier (Forest), Madame Soiz, Fabrice (Tremblay) et Jean-Marie (Alexandre), les cinq clowns qui ont participé à l’élaboration du spectacle Aaatchoum!, une création collective mise en scène par Rénald Laurin, sous la direction artistique de Paul Vachon, cofondateur du Théâtre de l’Aubergine.
Cirque musical délirant pour petits et grands
Un quintet clownesque drôlement assorti, réunit autour d’une intrigue complètement éclatée aux proportions démesurées; il n’y a pas à dire, Aaatchoum! c’est de la pure folie! «C’est une pièce sur la faiblesse humaine, basée sur nos propres faiblesses et dans laquelle tout le monde se reconnaît; les enfants, mais aussi les parents, qui rigolent généralement beaucoup, raconte l’interprète de Madame Soiz, Soizick Hébert. Les gens peuvent s’attendre à un spectacle imagé très musical, car il y a tout un univers sonore qui accompagne la trame dramatique et les performances physiques. C’est vraiment un mélange de cirque musical et de délire», lance la clown-jongleuse et musicienne, qui cumule plus de vingt-cinq ans d’expérience dans le métier et a notamment pris part à des projets du Cirque Éloize et du Cirque du Soleil.
Mieux vaut en rire…
«Dans l’histoire, mon personnage s’apprête à faire un spectacle avec les autres clowns, mais dès le départ, c’est la catastrophe! Puis, les problématiques surviennent l’une à la suite de l’autre pour, finalement, compromettre la présentation. En fait, ce sont des situations dramatiques qui, parce qu’elles sont gérées avec humour et autodérision, deviennent comiques, explique Soizick Hébert. C’est une question d’équilibre, tout simplement, car on ne fait que dédramatiser ce qui est négatif, en y ajoutant du positif. De toute façon, on se plaît tous à rire des mésaventures des autres non? On a besoin de rire de ces choses-là, sinon on rend les petits malheurs de la vie exagérément tristes et lourds», poursuit celle qui maîtrise non seulement l’art de ne pas se prendre au sérieux, mais qui se sert même de ses travers pour divertir les gens.
Une seconde peau
Créature farfelue qui agit dans le plaisir et la spontanéité, le clown n’a qu’un seul objectif: jouer. À mi-chemin entre le quotidien et la fiction, il garde toujours une porte ouverte sur la fantaisie et l’absurde, où il bascule à profusion. Et, puisque le clown s’interprète véritablement lui-même, le personnage représente une sorte de deuxième nature latente de l’interprète. «La théorie du quatrième mur (cette frontière imaginaire entre la scène et le public) existe peut-être en théâtre, mais pas chez les clowns, précise Soizick. On joue nos rôles, mais sur différentes facettes et en constant dérapage contrôlé, sans toutefois tomber dans le cabotinage. Nous sommes des boules d’émotions qui communiquons notre rire et notre énergie au public, car nous nous faisons un devoir d’accrocher des sourires. Être clown c’est viscéral, ça fait partie de soi, comme une seconde peau!», confirme-t-elle.

Photo: Courtoisie

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